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Marion Bertin

Chercheuse postdoctorale Centre d’histoire sociale des mondes contemporains – LabEx Dynamite (2023-2024)

Contact : marionbbertin@gmail.com

Docteure en anthropologie historique, sociale et culturelle (2021) et Diplômée de Troisième Cycle de l’École du Louvre en histoire de l’art et muséologie (2021), thèse intitulée Circulations et valeurs des objets océaniens dans les collections privées et publiques (1980-2020), réalisée sous la co-direction du Professeur Charles Illouz et de la Professeure Cecilia Hurley-Griener.
Attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) en muséologie (section 71 du Conseil national des Universités), Université d’Avignon (UFR SHS), et chercheuse au Centre Norbert Elias (UMR CNRS 8562) (septembre 2021-août 2023)
Récipiendaire d’une bourse Immersion du LabEx Création Arts Patrimoine (CAP), accueil en résidence au musée national Picasso-Paris (2020)

Chargée de cours à l’École du Louvre : Travaux Dirigés devant les Œuvres (TDO) en arts et anthropologie de l’Océanie (L3)

Qualifiée dans le corps des maîtres·ses·s de conférences dans les sections 18 (architecture (ses théories et ses pratiques), arts appliqués, arts plastiques, arts du spectacle, épistémologie des enseignements artistiques, esthétique, musicologie, musique, sciences de l’art), 20 (ethnologie, préhistoire, anthropologie biologique) et 22 (histoire moderne et contemporaine) du Conseil national des Universités (CNU) (2022)
Qualifiée dans le corps des maîtres·ses·s de conférences du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) dans les sections 20 (ethnologie, préhistoire, anthropologie biologique) et 71 (sciences de l’information et de la communication) du CNU (2023)

Thématiques de recherches

  • anthropologie du patrimoine et des musées / histoire des collections (XIXe-XXIe siècles) / muséologie
  • vie sociale des objets / culture matérielle
  • circulations d’objets / restitutions
  • étude du marché de l’art et des collections privées / histoire économique du marché de l’art / anthropologie économique
  • anthropologie et histoire des savoirs / inventaires et bases de données de collections / taxonomie et classification
  • arts et anthropologie de l’Océanie / histoire de l’art contemporain océanien
  • histoire culturelle et politique de l’Océanie
  • droits culturels / diplomatie culturelle

Terrains de recherche : musées en Europe et en Océanie ; collections privées et marché de l’art en Europe et en Océanie ; archives ; base de données numériques.

Projet de recherche post-doctorale

Mon projet de recherche au sein du CHS et du LabEx DynamiTe s’intitule « Le “patrimoine kanak dispersé” : un patrimoine disséminé, partagé et circulant ». Je souhaite étudier comment se construit le « patrimoine kanak dispersé » et qui sont les acteurs et actrices (individus, collectifs comme institutions) de sa patrimonialisation. Mon étude a pour objectif de mieux comprendre comment le « patrimoine kanak dispersé » est à la fois disséminé dans des musées à travers le monde, envisagé de manière partagée par ces institutions et la Nouvelle-Calédonie et mis en circulation entre ces territoires. Il s’agit d’identifier de quelle manière ces trois dimensions s’articulent et, en particulier, de considérer en quoi elles peuvent générer des tensions entre les multiples acteurs et actrices, tout en abordant les négociations et les résistances ayant lieu. Je souhaite en particulier me concentrer sur la multiplicité d’acteurs et d’actrices impliquées pour questionner comment cette patrimonialisation intervient de manière dispersée et partagée. Ma recherche se focalise en particulier sur la France hexagonale et la Nouvelle-Calédonie. Dans le but de construire une histoire connectée du « patrimoine kanak dispersé », je souhaite confronter les sources calédoniennes que j’ai étudiées lors de ma thèse à des fonds conservés en France hexagonale, notamment aux archives d’un corpus de quatre musées qui conservent des objets du « patrimoine kanak dispersé » et qui serviront de cas d’étude (musée d’Aquitaine de Bordeaux, muséum d’histoire naturelle de Toulouse, musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris, musée des Beaux-Arts de Chartres).
L’exemple du « patrimoine kanak dispersé » permet d’interroger les liens entre patrimoine et territoire, en abordant la dialectique de la présence et de l’absence dans les relations d’attachement patrimonial. Mon objet de recherche aborde de manière centrale la question du territoire et des ancrages territoriaux du patrimoine, à travers un cas d’étude mobilisant différentes échelles et territoires, répondant aux réflexions du LabEx DynamiTe.

Collectifs et projets de recherche

Membre active du Conseil international des musées (depuis 2015) : membre d’ICOM France et du Comité international pour la muséologie (ICOFOM)
Membre élue au conseil d’administration du Comité international pour la muséologie (ICOFOM) : Secrétaire principale (2019-2022) ; Co-vice-présidente et Responsable du groupe de travail sur les conférences (2022-2025)

Membre fondatrice et trésorière de l’association CASOAR (Cabinet Atypique de la Société des Océanophiles Amateurs de Rocambolesque) (depuis 2018)
Lauréate de la résidence INHALab à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), Paris (France), avec l’association CASOAR dans le cadre du projet Collecter les mémoires – Arts, Archéologie et Anthropologie de l’Océanie (mars à juillet 2022)

Membre de la Pacific Arts Association (depuis 2019)
Membre de Mêtis-Lab (depuis 2019)

Membre du laboratoire-junior COLL-AB (Collaborations – Collections d’Abomey et du Bénin), LabEx SMS, LISST et FRAMESPA — 2023
Membre du projet Perceptions d’un haut lieu de patrimoine : expérimentations méthodologiques (P-H-PAT) — 2023
Membre du projet international Le « travail décolonial » dans les collections muséales (Europe et Afrique subsaharienne). Histoires locales et circulations globales — 2021-2022
Membre du projet international Museums, Community Action and Decolonisation — 2019-2022

Publications (sélection)

Articles
  • « La statuette ambassadrice. Diplomatie kanak au musée du quai Branly », Terrain, 73, 2020, pp. 228-235. DOI : <https://doi.org/10.4000/terrain.20572>.
  • « Le futur de la tradition : quelle muséologie pour les musées nationaux du Pacifique Sud ? », ICOFOM Study Series, vol. 48, 2020, pp. 95-108. DOI : <https://doi.org/10.4000/iss.2016>.
  • Avec Tissandier, Marianne (préf.), « Archives délaissées, archives retrouvées, archives explorées : les fonds calédoniens pour l’étude du patrimoine kanak dispersé », Les Cahiers de l’École du Louvre, 14, 2019. DOI : <https://doi.org/10.4000/cel.5438>.
  • « Allier kastom et tabu au musée : gestion et exposition des objets du Vanuatu », ICOFOM Study Series, vol. 47, 2019, pp. 41-56. DOI : <https://doi.org/10.4000/iss.1316>.
  • « De la sortie de terre à la mise sous verre : la Vénus de Lespugue comme chef-d’œuvre de l’art mobilier paléolithique », Organon, vol. 50, 2018. DOI: <https://doi.org/10.4467/00786500.ORG.18.002.9496>.
Directions d’ouvrages et de revues
  • Directrice de publication invitée des ICOFOM Study Series sur la thématique des tabous dans les musées et dans la muséologie, avec Anna Leshchenko et Elizabeth Weiser (numéro 51-1, à paraître, 2024).
  • Éditrice d’un glossaire avec Martin Huellebroeck dans le cadre de l’ouvrage Traces. Les manifestations du (dé)colonial au musée, sous la direction de Felicity Bodenstein, Damiana Otoiu, Anna Seiderer et Margareta von Oswald, Paris : Éditions Horizons d’attente (à paraître : édition papier en 2024, édition numérique en 2024).
  • Weiser, Elizabeth (dir.), Bertin, Marion (dir.), Leshchenko, Anna (dir), Taboos in Museology: Difficult issues for museum theory, Paris : ICOFOM, 2022.
Chapitres d’ouvrages
  • « “The market is dying”: power and conflicts between art dealers and auctions houses in the tribal art market », in Mariz, Vera, Saint-Raymond, Léa, Beyond Borders: The Key for Art Market Power, Lisbonne : Caleidoscópio (à paraître, 2024).
  • « La figure de Ku-ka’ili-moku de la collection Vérité : chef-d’œuvre de la sculpture kona, pièce de tiki bar ou ki’i ? », in Plançon, Thomas (dir.), Sartori, Carina (dir.), Les regards croisés de l’histoire. Entre mobilités, échanges et mémoires, Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2022, pp. 123-135.
  • « Galerie numérique/galerie physique : le marché des arts africains et océaniens sur Instagram », Journal d’été de la Bibliothèque Kandinsky, 6+7, 2021, pp. 64-66.
  • « Paul Rivet (1876-1958) », in Mairesse, François (dir.), Histoire de la muséologie. Quelques figures marquantes du monde muséal francophone, Paris : ICOFOM, 2019, pp. 113-130.
Autres publications

Organisation de manifestations scientifiques

  • Membre du comité scientifique et d’organisation du colloque international Favoriser la visibilité et l’attractivité des patrimoines insulaires : Un enjeu muséologique du XXIe siècle, organisé par l’Association des musées et des établissements patrimoniaux de Nouvelle-Calédonie (AMEPNC), le Comité international pour la muséologie (ICOFOM) et l’Université de Nouvelle-Calédonie, du 16 au 21 octobre 2023.
  • Membre du comité scientifique et d’organisation du séminaire Patrimoines en représentations, organisé par le Centre Norbert Elias (UMR 8562) et Avignon Université (2022-2023).
  • Membre du comité scientifique et d’organisation du 45e symposium annuel du Comité internationale pour la muséologie (ICOFOM), sur le thème Taboos in Museology: Difficult issues for museum theory, Prague et Brno (République tchèque), du 22 au 27 août 2022.
  • Cycle de séminaires d’introduction à la recherche en Océanie et de séances de cinéma, Institut national d’Histoire de l’Art (INHA), Paris (France), de mars à juin 2022, dans le cadre d’une résidence INHALab.

Patrimoines et mobilités au XIXe siècle (PATMOB)

Les membres du projet 

  • Thibault Bechini
  • Catherine Brice
  • Antonin Durand
  • Emanuela Fugazza
  • Nancy Green
  • Luigi Lorenzetti
  • Mario Rizzo
  • Arianna Arisi Rota

Projet porté par Thibault Bechini (CHS).

Projet bénéficiant du soutien financier de l’Institut Convergences MIGRATIONS porté par le CNRS, portant la référence ANR-17-CONV-0001.

En concentrant ses travaux sur la péninsule italienne, la France et la Suisse comme régions de départ, cette enquête s’intéresse aux affects matériels qui relient les migrant.e.s à leurs familles. Par affects matériels, on entend l’ensemble des considérations patrimoniales qui façonnent les rapports familiaux en contexte migratoire. Outre les cadres juridiques qui régissent la propriété, ce sont les pratiques d’administration à distance des biens, avec les formes de solidarités et de conflits qu’elles suscitent, qui sont au coeur de la réflexion.

Les études comparatives entre régions de départ sont replacées dans le contexte plus large des migrations transatlantiques. Deux entrées sont privilégiées : celle des séquestres et confiscations patrimoniales qui accompagnent les exils politiques ; et celle des opérations successorales qui établissent un lien singulier entre les migrant.e.s et leurs familles restées au pays.

En partenariat avec l’UMR 8168 Mondes Américains (EHESS/CNRS/Paris 1/Paris Nanterre), l’Università degli Studi di Pavia et l’Università della Svizzera italiana.