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Les Nocturnes de l’Histoire et le CHS

« Gouverner et administrer la ville »,  Les Nocturnes de l’Histoire, Table-ronde Bibliothèque de l’Hôtel de Ville (BHdV), le 31 mars 2021.

Comment administrer, contrôler et défendre la ville ? Comment organiser centre et périphéries et fabriquer du consensus ? Quelle est la sociologie des élites qui contrôlent le gouvernement urbain ?

La table ronde réunira des historiennes et historiens, antiquisant, médiéviste, moderniste et contemporanéistes qui étudient l’histoire des villes et des sociétés urbaines.  La rencontre est conçue autour de sept thématiques qui mettent en perspective et interrogent les enjeux contemporains du gouvernement des villes et leur profondeur historique. Elle éclaire les débats du temps présent sur la gouvernance urbaine en tirant les leçons de l’histoire. Au cœur de la table ronde seront présentées des recherches sur l’administration des villes, leur hiérarchie, leur contrôle, leur réforme, leurs politiques urbaines, leurs incarnations autour des figures du pouvoir municipal.

Guillaume Trousset

Professeur d’histoire-géographie et doctorant.

Sujet: Sujet : La CGT à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (1974-2015),  sous la direction de Michel Pigenet.

Recherches et activités scientifiques

Communications effectuées
2019
  • Colloque «  Le syndicalisme professionnel, organisations et structures (de 1960 aux années 2000)
  • Communication : « De l’entreprise au territoire : l’union locale CGT de Roissy et le syndicalisme professionnel. »
2018
  • Colloque « violences et radicalités militantes dans l’espace public en France des années 1980 à nos jours ».
  • Communication : « Pratiques grévistes et radicalité en milieu aéroportuaire : la CGT Air France à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (1975-2015) »
  • Séminaire « Le travail dans le transport aérien », CNAM.
  • Communication : « La CGT à l’épreuve du salariat aéroportuaire : entre segmentations et convergences. »
2016
  • Colloque « La CGT à l’épreuve des crises », IHS CGT, CHS.
  • Communication : « De nouveaux horizons pour le syndicalisme : la CGT à la conquête de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (1974-1995) »
  • Séminaire « Histoire sociale et économique du politique, histoire politique du social et de l’économie », Isabelle Lespinet-Moret (Paris 1), Michel Margairaz (Paris 1), Michel Pigenet (Paris 1).
  • Communication : « Construction d’un territoire syndical. Les périmètres de l’action interprofessionnelle de la CGT à Roissy (1974-2016) »
  • Séminaire des relations professionnelles : « Syndicalisme et relations professionnelles dans le secteur aérien », RT 18.
  • Communication : « La CGT Roissy à l’épreuve de la libéralisation du transport aérien (1992-2016) »
  • Table ronde « 50 ans de l’Union départementale CGT 93 », Institut d’histoire sociale CGT 93. Communication : « Le syndicalisme aéroportuaire CGT à Roissy »
2015
  • Séminaire des doctorants de l’Association française pour l’histoire des mondes du travail

Article dans une revue à comité de lecture

Guillaume Trousset, « L’action syndicale à l’épreuve de l’espace aéroportuaire », La nouvelle revue du travail [En ligne], 9 | 2016, mis en ligne le 02 novembre 2016. URL : http://nrt.revues.org/2878 ; DOI : 10.4000/nrt.2878

Participations à des ouvrages collectifs
  • Guillaume Trousset, rédaction des années 2004 et 2006 in. Roubaud-Quahie Guillaume (dir.), 100 ans de partic communiste français, Éditions du Cherche-Midi, 2020.-Guillaume Trousset, « Pratiques grévistes et radicalité en milieu aéroportuaire : la CGT Air France à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (1975-2015) », in. Fleury Béatrice, Walter Jacques (dir.), Violences et radicalités militantes dans l’espace public en France, des années 1980 à nos jours, Riveneuve, 2020.
  • Guillaume Trousset, « De nouveaux horizons pour le syndicalisme : la CGT à la conquête de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (1974-1995) » in. Béroud Sophie, Pigenet Michel (dir.), La CGT, un syndicalisme à l’épreuve des crises (1975-1995), Arbre bleu éditions, 2019.

Travaux universitaires

Doctorat 

Sujet : La CGT à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (1974-2015),  sous la direction de Michel Pigenet.

Master

Trousset Guillaume, Libertaires et syndicalistes révolutionnaires dans la CGT-Force Ouvrière (1946-1957), Master 2, sous la direction de Michel Pigenet, 2007, 227 p.

La FNDIRP et la réintégration des déportés 1944-1960

VERNANT Judith, La FNDIRP et la réintégration des déportés 1944-1960, Maîtrise [Antoine Prost, Franck Georgi], Univ. Paris 1 CRHMSS, 1997

Ce mémoire étudie les réalisations de la Fédération nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes en faveur de la réintégration des déportés dans l’immédiat après-guerre. La Fédération a ce projet dès sa création, comme en témoignent ses premières actions : l’aide au rapatriement et à l’accueil des déportés en France.

Le plan du mémoire essaie de restituer la logique de ce processus lent et complexe en le divisant en trois parties dont les thèmes se suivent et se confondent parfois. La première partie, Rapatrier et définir le rôle d’une fédération de déportés, est consacrée aux débuts de la Fédération ; elle reprend donc les premières étapes de sa fondation et présente ses premiers pas ; elle traite des conditions nécessaires à la réintégration des déportés, c’est-à-dire du rapatriement et de l’accueil, et de ce qu’implique sa nature de groupement de personnes ayant connu les mêmes souffrances. La deuxième partie, Soigner les malades, traite de la mise en place des outils indispensables au soin et d’abord du service médico-social de la FNDIRP, qui permet aux autres services de fonctionner. Les dirigeants et fondateurs du service social créent le dispensaire de la Fédération et participent activement aux études sur la « pathologie concentrationnaire » dont ils contribuent à faire une nouvelle discipline médicale. La Fédération ne peut prendre seule en charge la totalité des soins dont ont besoin les victimes de guerre, son service social joue donc aussi le rôle d’intermédiaire entre les malades et les responsables des établissements hospitaliers, et en particulier des sanatoriums. Mais le soin n’est pas le terme du processus. Les déportés doivent ensuite réintégrer la société et la Fédération se propose de les y aider. La troisième partie, Réintégrer la communauté humaine, étudie les actions de la FNDIRP dans cette direction, en mettant l’accent sur deux d’entre elles : la réadaptation professionnelle et l’aide à l’enfance. La première est matérialisée par la création du Centre « Jean-Moulin » à Fleury-Mérogis qui concilie l’apprentissage d’un métier et le suivi des convalescents. La seconde consiste surtout à envoyer des enfants en colonie de vacances ce qui fait écho encore une fois à l’idée de solidarité entre les membres de la Fédération.

Représentations et interprétations d’un militantisme passé : mémoire de femmes engagées à la SFIO sous la Quatrième République (1945-1958)

PLASSE Mathilde, Représentations et interprétations d’un militantisme passé : mémoire de femmes engagées à la SFIO sous la Quatrième République (1945-1958), Maîtrise [Antoine Prost, Claude Pennetier], Univ. Paris 1 CRHMSS, 1997, 198 p. + annexes

En tant qu’il se définit comme une inscription volontaire dans les rouages d’un parti, par l’acceptation des valeurs et des finalités qu’il véhicule et la propagation de l’idéologie qu’il prône, le militantisme partisan apparaît comme une forme exigeante et fondamentale de l’implication politique. Cependant, peu de recherches s’intéressent à ce type d’engagement, et les femmes (sans doute parce que minoritaires donc moins représentatives) sont encore moins présentes que les hommes dans l’historiographie. Et la IVe République (1945-1958) constitue l’une des périodes pour lesquelles on s’est peu intéressé à l’inscription des femmes dans la vie politique. Pour l’organisation du corpus, la traditionnelle coupure en 1945, avec l’obtention du droit de vote et la reconstruction du Parti Socialiste SFIO, a été retenue comme opératoire. Cette étude s’est focalisée sur le cas de ce parti. Pour ce faire, elle a disposé de sources écrites partisanes (consultées à l’Office Universitaire de Recherches Socialistes), mais surtout d’une dizaine d’entretiens réalisés auprès d’anciennes militantes SFIO (militantes « de base », élues locales, fédérales et nationales, d’horizons géographiques et sociaux divers) qui constituent le matériau essentiel de cette approche. Le spécialiste d’histoire orale est ainsi parvenu à comprendre les tenants et les aboutissants (racines, conditions, modalités, niveau d’engagement, fonctions, obstacles rencontrés) de ce militantisme féminin, nullement objet de recherche jusqu’alors, mais qui a lui aussi contribué à écrire l’histoire du mouvement socialiste. Corollaire obligé des particularismes de l’histoire orale et des problèmes spécifiques liés à la mémoire (en tant qu’elle est reconstruction donc déformation du passé), cette étude veut être le reflet de la parole retrouvée de ces « ex » militantes, articulé le plus souvent possible avec la mémoire officielle émanant des archives partisanes. Elle montre comment une poignée de femmes autrefois militantes à la SFIO perçoivent et analysent a posteriori leur inscription dans l’univers militant et l’action militante Ce travail – à partir et au sujet de la mémoire militante – représente la première étape d’une recherche plus globale concernant une sociologie de la mémoire socialiste.

Groupes sociaux et action sociale face au ravitaillement à travers le Petit Parisien

LANLO Marie-Pierre, Groupes sociaux et action sociale face au ravitaillement à travers le Petit Parisien, Maîtrise [Jean-Louis Robert], Univ. Paris 1 CRHMSS, 1992, 2 vol., 183 p. + 105 p.

La Seconde Guerre mondiale évoque toujours des souvenirs pénibles. À travers les atrocités qui ont frappé de « plein fouet » les Français, comme les déportations massives et honteuses et les camps de la mort, s’est ajouté le poids du quotidien. Celui-ci s’est fait plus lourd au fil des jours pour devenir un véritable cauchemar. Pendant que les soldats se sont battus pour sauver la France, les mères se sont évertuées à nourrir leur famille. Le ravitaillement a donc été au cœur des préoccupations, voire des angoisses quotidiennes.

Ce travail s’est attaché à rendre compte de la situation des Parisiens de 1940 à 1944.

Comment les divers groupes sociaux ont-ils réagi face à ce fléau ? Comment l’aide s’est-elle organisée ? Cette démonstration s’est appuyée sur les articles, les dessins humoristiques et le courrier des lecteurs du Petit Parisien, journal collaborationniste. L’analyse de cette source d’information a permis de mettre en lumière deux groupes antagonistes : d’une part les consommateurs et, d’autre part, les producteurs et commerçants. Ces derniers, qui détenaient la nourriture, sont apparus comme les maîtres du jeu. Les moins scrupuleux se sont livrés à des abus pendant que les autres ont tenté de faire face aux aléas dictés par la conjoncture. Certains consommateurs n’auraient pu survivre sans aide extérieure. C’est pourquoi le Secours National a été remis à l’honneur par le gouvernement. Son action s’est manifestée dans divers domaines, mais plus particulièrement dans celui du ravitaillement.

Ce mémoire a tenté de dresser un tableau de cette période, d’illustrer les conflits entre les groupes sociaux et de lire entre les lignes de cette presse qui a lié son sort à celui de la politique pétainiste.

Les Permissionnaires à Paris pendant la Grande Guerre

CRONIER Emmanuelle, Les Permissionnaires à Paris pendant la Grande Guerre, Maîtrise [Thierry Bonzon, Antoine Prost], Univ. Paris 1 CRHMSS, 1993, 298 p.

Le permissionnaire, pendant la Grande Guerre, était un soldat qui durant une semaine retrouvait la vie civile. L’ambiguïté de son statut est manifeste : était-il civil pour un temps, ou restait-il soldat avant tout ? Les aspirations des, soldat contrastent avec le point de vue des autorités militaires. Celles-ci ont avant tout cherché à encadrer les permissionnaires, par exemple lors du transport, ou au sein d’œuvres spécifiques, afin de préserver leur identité militaire. Les soldats, quant à eux, voyaient dans la permission surtout le moyen de retrouver leur liberté individuelle et entendaient profiter de leur « congé de détente » pour s’amuser.

Avec l’arrivée des permissionnaires, la physionomie de Paris a été modifiée, car les gares, les Boulevards, et plus généralement les lieux où l’on pouvait se divertir, étaient pris d’assaut par ces soldats. S’ils se sentaient investis de privilèges et de droits spécifiques, on ne peut pas pour autant affirmer qu’un fossé a existé entre les permissionnaires et les civils. Le discours des soldats, très critique à l’égard des civils, contraste en effet avec leur comportement qui semblerait plutôt indiquer qu’ils se sont laissé séduire par Paris, et ont parfois manifesté leur solidarité avec les civils. Un rapprochement inattendu qui indique que les préoccupations des uns et des autres n’étaient pas forcément opposées.