Soutenance de thèse

Soutenance de thèse de Guillaume Roubaud-Quashie  le 12 mai 2020, à 9 h, salle J.-B. Duroselle de la Sorbonne  :

Les jeunes communistes en France (1944-fin des années 1970). Les mutations d’une expérience politique en milieux juvéniles et populaires.

Jury :

  • Mme Ludivine Bantigny, maîtresse de conférences (HDR) à l’Université de Rouen-Normandie
  • M. Michel Dreyfus, directeur de recherche émérite au CNRS
  • Mme Nathalie Ponsard, maîtresse de conférences (HDR) en histoire contemporaine à l’Université Clermont-Auvergne, rapporteure
  • M. Michel Pigenet, professeur émérite d’histoire contemporaine de l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, directeur
  • M. Jean Vigreux, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, rapporteur
  • Mme Susan B. Whitney, associate professor à l’Université de Carleton (Canada)

Résumé

Dans une perspective d’histoire sociale du politique, la thèse interroge une rencontre rare : celle entre de substantielles fractions de la jeunesse des milieux populaires, d’une part, et, de l’autre, des structures politiques, en l’espèce les organisations communistes juvéniles françaises, de la Libération jusqu’aux années 1970. En amont, elle explore les matrices et les voies de politisation de ces jeunes que l’âge, l’ancrage social et, pour les filles, le sexe, n’ont pas maintenu à l’écart de l’engagement politique organisé. En aval, elle met au jour deux modèles distincts avec leurs configurations propres et leur écho respectif, en précisant les conditions de mutation du premier – lié au mouvement de jeunesse, avec une forte présence ouvrière – vers le second – dominé par une jeunesse scolarisée, porteuse d’autres horizons et pratiques.

Summary

As an essay of social history of politics, this work deals about a rare encounter: that one between significant fractions of working class youth, on the one hand, and, on the other, political structures, French juvenile communist organizations, from the Liberation to the 1970s. Upstream, it explores the matrices and ways of politicization of these young. Downstream, it uncovers two distinct models with their own configurations and their respective echoes. It specifies the conditions of mutation of the first one – linked to the youth movement, with a major working class presence – towards the second one – dominated by educated youth with its own horizons and practices.