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Visages et territoires du sport populaire (APP Campus Condorcet GED)

Présentation de l’exposition

L’exposition « Visages et territoires du sport populaire » s’appuie sur le programme pluridisciplinaire « Monde d’avant, Monde d’après (MAMA) » de l’INSHS CNRS et sur le soutien qu’apporteront à la réalisation de cette exposition Plaine Commune, le département de Seine-Saint-Denis, la Fondation France-Japon de l’EHESS et des partenaires des mondes associatifs, culturels et scientifiques (voir listes des partenaires et de ceux pressentis).

Ce projet s’inscrit dans le contexte de l’organisation des Jeux Olympiques 2024 appelés à rayonner sur le territoire de la banlieue nord. Il apportera un regard original sur cet événement, en rappelant que le sport, y compris de haut niveau, se nourrit aussi de l’engagement de militantes et militants souvent méconnus, investis dans l’animation de collectifs, dans la création d’équipements sportifs, dans la transmission des savoirs et l’évolution des pratiques et des apprentissages.

L’exposition sera portée par le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS), le programme de recherche international du Dictionnaire biographique du mouvement social, Le Maitron, la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), le pôle tourisme et patrimoine de Plaine Commune et le service du patrimoine culturel de la direction de la culture, du patrimoine, du sport et des loisirs du Département de la Seine-Saint-Denis.

Le comité scientifique pluridisciplinaire de l’exposition réunira des historiennes, historiens, des sociologues, des chercheurs en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et des acteurs du monde sportif et associatif.

Une exposition inaugurale du GED appelée à devenir itinérante

L’exposition partira de la place Front populaire, dont le nom renvoie à un évènement majeur dans l’histoire du sport populaire, pour se prolonger le long du Cours des Humanités et conduire les visiteurs au GED, son épicentre.

Place Front populaire, à Aubervilliers (O. Wogenscky)

Au sein de l’espace dédié du GED, l’exposition privilégiera, en plus de la présentation de documents et objets originaux, l’usage de supports mobiles et légers susceptibles de s’adapter à divers espaces (roll-up et kakemono). L’exposition, pensée pour l’inauguration du GED, sera en effet conçue comme itinérante, afin de pouvoir être présentée, sous le label du Campus Condorcet et du GED, dans d’autres communes du Grand Paris et dans d’autres grandes villes, appelées à accueillir les JO en 2024.

Façade du GED (E. de Portzamparc)

Récit et périodisation de l’exposition

L’exposition mettra en perspective l’histoire du sport populaire en croisant trois approches : les portraits de figures militantes souvent méconnues, leurs territoires d’engagement et les pratiques sportives qu’ils ont promues, dans toutes leurs diversités : cyclisme, football, rugby, alpinisme et sports de montagne par le biais en particulier des colonies de vacances, sports nautiques dans les centres de vacances, sports de combat, escalade, etc.

Dans l’esprit du dictionnaire Maitron, le fil conducteur de l’exposition s’articulera autour des parcours de militantes et militants engagés dans l’histoire du mouvement social au sein d’organisations et de collectifs qui ont œuvré à la valorisation du sport populaire (associations, partis, syndicats, coopératives, municipalités, œuvres sociales et d’éducation populaire…).

Les portraits et les récits de vie de femmes et d’hommes — les « visages » de l’exposition — incarneront plusieurs générations de militants dont l’itinéraire s’est souvent situé à la croisée du sport amateur, du « sport d’avant-garde » et du sport professionnel des clubs et des fédérations. L’exposition révélera comment le sport populaire, au cours des XXe et XXIe siècles, a créé du lien social, de la camaraderie, de la fraternité et de la fierté en renversant les stigmates de la condition ouvrière.

Les « territoires » du sport populaire seront naturellement mis à l’honneur : de nombreux militant.e.s ont en effet été des bâtisseurs d’équipements sportifs emblématiques, devenus des lieux d’histoire et de mémoire, à l’image du stade Bauer à Saint-Ouen. Dès les années 1920-1930, les municipalités et singulièrement celles de culture socialiste et communiste, à l’instar des œuvres du catholicisme social, ont fait du sport une priorité, gage de santé et levier d’encadrement de la jeunesse. Elles ont élevé de véritables palais des sports et organisé de grandes manifestations populaires et festives, célébrant la jeunesse de leur territoire.

L’exposition croisera ainsi plusieurs thématiques : l’histoire des sociabilités, des mémoires et des pratiques sportives populaires, l’histoire de l’enseignement et de l’éducation populaire, l’histoire de la santé et de l’hygiène sociale. En mettant en relief l’histoire du sport populaire, elle éclairera également la vie sociale de leurs habitants et l’histoire de l’immigration qui a profondément renouvelé le peuplement des territoires populaires.

Reposant sur le réseau national des correspondants du dictionnaire biographique Maitron et des collègues des laboratoires engagés dans le projet, l’exposition mettra en lumière la diversité des territoires du sport populaire, des villes minières aux communes cheminotes, en passant par les quartiers populaires des banlieues et capitales des régions françaises : Marseille, Nantes, Toulouse, Lyon, Villeurbanne, Saint-Étienne, Lens, Lille, Bordeaux… Elle portera une attention particulière aux territoires de la Seine-Saint-Denis et à leurs quartiers.

La période couverte par l’exposition revisitera, au prisme du sport, des moments clés de l’histoire de la France contemporaine scandée par le Front populaire, la Résistance, la Libér

Démonstration de boxe thaïlandaise par un militant de la cité des Musiciens, aux Mureaux, en 1989

ation, mai 1968 (invention du Foot à six par des syndicalistes de banlieue parisienne), etc. Elle s’étendra de la Belle époque à l’avènement, au début du XXIe siècle, de nouvelles générations de militantes et militants souvent issues des quartiers populaires réclamant la reconnaissance de nouvelles pratiques sportives à l’instar de la boxe thaïlandaise au début des années 1990.

Cette large séquence historique est également rythmée par la montée en puissance des grandes compétitions internationales et des événements sportifs qui fleurissent tout au long du XXe siècle : des JO de 1924 organisés à Paris et Colombes à la Coupe du monde de football de 1998, jusqu’aux JO de 2024. Elle est aussi marquée par la volonté des nombreuses organisations sociales et politiques d’ouvrir l’accès aux pratiques sportives, de promouvoir la mixité et de lutter contre les discriminations.

Impact de l’exposition

Un projet d’ouverture sur le territoire en lien avec les missions du GED et du Campus

L’exposition « Visages et territoires du sport populaire » s’inscrit dans le « projet stratégique Condorcet 2025 » du Campus marquant la volonté de l’établissement de s’engager sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et de Plaine Commune dont l’histoire sociale imprègne l’histoire du sport populaire. Elle mettra ainsi en exergue les grandes thématiques interdisciplinaires du campus : la mémoire, la santé, les migrations et la création.

La piscine Leclerc, à Pantin (J. Cuenin/Archives de la Seine-Saint-Denis)

L’exposition s’inscrit également dans les objectifs du campus de diffuser et de promouvoir les SHS et les humanités numériques. Cette exposition est aussi affiliée à la thématique « Sociétés et populations : démographie, sociologie et histoire sociale » du GED.

Programmes de recherche et projet social inclusif de valorisation scientifique

L’exposition repose sur les programmes de recherches «MAMA» de l’InSHS coordonné par Marie Gaille et du Dictionnaire biographique Le Maitron coordonné par Paul Boulland. Il s’appuiera également sur le programme de recherche « Jeux olympiques et villes globales » de la Fondation France-Japon de l’EHESS animé par Alexandre Faure.

L’exposition a pour objectif de promouvoir une médiation scientifique auprès d’un large public et en particulier du public scolaire du territoire de Plaine Commune et de la Seine-Saint-Denis. Elle pourra s’appuyer sur la Fondation 93 (F93), association départementale de culture scientifique et technique et sur les nombreux doctorants et doctorantes du Campus qui enseignent dans des établissements scolaires de la Seine-Saint-Denis.

Ce projet affiche également l’ambition de recruter des guides de l’exposition qui seront issus des quartiers populaires de Plaine Commune. Ces guides seront ainsi formés par les membres du comité scientifiques de l’exposition et les conservateurs des fonds documentaires afin qu’ils puissent raconter l’histoire du sport populaire, de ses militant.es et des organisations et des territoires qu’ils ont investis.

Proposition de programmation associée : cycle de conférences et débats

Un cycle de séminaires, conférences et débats accompagnera l’exposition. Il épousera l’esprit des universités populaires et sera organisé en partenariat avec la Fondation France-Japon de l’EHESS. Ce cycle s’appuiera également sur les liens tissés avec les sociétés d’histoire locale accueillies au sein de l’espace associatif et culturel du Campus Condorcet : Mémoire vivante de la Plaine et la Société d’histoire d’Aubervilliers. Des liens seront également tissés avec les publics des associations de jeunesse et d’éducation populaire (ADAJEP), du Comité d’histoire de la ville de Paris, de l’Université populaire de Saint-Denis « Science pop » et des archives départementales de la Seine-Saint-Denis, de Paris, du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine.

Match Olympique contre Red Star Club, en 1920, dans le
stade Bauer

Les séances du cycle de conférences sur le sport populaire, accueilli dans l’amphithéâtre du GED, croiseront la parole des chercheur.es avec celles des témoins et des acteurs. Ce cycle pourra également être itinérant avec la tenue de conférence dans les villes de Plaine Commune. Il sera réalisé en partenariat avec la librairie qui aura élu domicile au GED.

Équipe & partenariats

Porteurs du projet

– Emmanuel Bellanger
Établissement de rattachement : CNRS
Courriel : ebellanger@yahoo.fr
Tél. : 06 62 16 03 50

– Paul Boulland
Établissement de rattachement : CNRS
Courriel : paul.boulland@uni-paris1.fr
Tél. : 01 88 12 00 35

Coordination

Hélène Caroux (chargée de mission, service du patrimoine culturel, Département de Seine-Saint-Denis), Charlotte Saint-Jean (Chargé de mission culturelle, Plaine Commune), Alexandre Faure (Post-doctorant, EHESS, FFJ) Emmanuel Bellanger (directeur du CHS UMR 8058), Paul Boulland (directeur du Dictionnaire Le Maitron).

Comité d’organisation

Fabien Archambault (MCF Université Paris 1), Barbara Bonazzi (IE CNRS), Emmanuelle Biton (responsable pôle tourisme et patrimoines, Plaine Commune), Céline Caliaro (Fondation France Japon/EHESS), Arthur Gallois (doctorant/CHS), Nicolas Ksiss (FSGT), Antoine Furio (Chargé de mission, service du patrimoine culturel, Département de Seine-Saint-Denis), Christine Langé (directrice des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis).

Comité scientifique

Florys Castan-Vicente (MCF université Lyon 1/L-Vis) Patrick Clastres (PR Université de Lausanne), Alexandre Faure (Fondation France Japon/EHESS), Marion Fontaine (PR Science Po Paris), Mathias Gardet (PR Université Paris 8/IHTP), Olivier Lenoé (PR Université Paris 10/ISP), Marie-Vic Ozouf-Marignier (DE, EHESS), Pascal Ory (de l’Académie française, PR émérite Université Paris 1), Benoît Pouvreau (chargé de mission, service du patrimoine culturel, Département de Seine-Saint-Denis), Julien Sorez (MCF/Université Paris 10/ISP), Danielle Tartakowsky (PR Émérite, Université Paris 8), Tangui Perron (Périphéries/Seine-Saint-Denis), Igor Martinache (MCF Paris Nanterre).

Équipes de recherche impliquées

Les collègues du Campus Condorcet associés au projet d’exposition sont membres :
– du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS, Campus Condorcet),
– du projet pluridisciplinaire « Monde d’avant, monde d’après » (InSHS CNRS, Campus Condorcet),
– du programme Dictionnaire Maitron (CNRS, Campus Condorcet),
– du projet de recherche « Jeux olympiques et villes globales » (Fondation France- Japon/EHESS/Campus Condorcet),
– de l’équipe du dictionnaire du mouvement sportif « DICOBIOSPOR » coordonné par Olivier Lenoé (PR, Université Paris Nanterre, ISP), Labex « Les passés dans le présent »,
– du Labex DynamiTe (Campus Condorcet).

Institutions et associations partenaires ou pressenties

– Campus Condorcet/GED,
– InSHS du CNRS (programme MAMA, Campus Condorcet),
– Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT),
– Fondation France Japon/EHESS,
– Plaine Commune, service patrimoine et du tourisme,
– Département de la Seine-Saint-Denis : service du patrimoine culturel et archives départementales,
– Département du Val-de-Marne : archives départementales,
– Ville de Paris : Archives de Paris et Comité d’histoire de la Ville de Paris,
– Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement – CAUE Seine-Saint-Denis,
– Seine-Saint-Denis Tourisme,
– Archives municipales des villes de l’agglomération parisienne,
– Fondation Jean Jaurès,
– Instituts d’histoire des confédérations syndicales françaises,
– Musée d’histoire vivante de Montreuil,
– Cinéarchives,
– INA,
– Labex DynamiTe (Campus Condorcet).

Mécénat (institutions à solliciter)

– Comité d’organisation des Jeux Olympiques/COJO 2024 (dans la perspective de la convention signée avec le Campus Condorcet),
– Ministère chargé des Sports, Comité d’histoire des ministères de la Jeunesse et des Sports,
– Caisse des Dépôts et des Consignations,
– Préfecture de Seine-Saint-Denis (politique de la Ville),
– Préfecture de la Région Île-de-France,
– Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU),
– Saint-Gobain,
– Dubrac Travaux publics,
– Caisse centrale des activités sociales (CCAS).

Œuvres et documents identifiés à ce stade

L’exposition mobilisera un vaste ensemble d’œuvres, de collections documentaires, d’objets et de fonds d’archives :
– du GED, celles en particulier du Centre d’histoire social et de ses archives militantes,
– des archives départementales de la Seine-Saint-Denis (collections du journal l’Humanité, archives des fédérations syndicales et des organisations affinitaires et partisanes, etc.),
– des archives départementales du Val-de-Marne : fonds des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire (PAJEP),
– des archives municipales, dont celles des villes de Saint-Denis et d’Aubervilliers,
– des institutions membres du Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS) notamment :
– des Fédérations sportives gymniques du travail (FSGT) (Pantin),
– de la Fondation Jean Jaurès (Paris),
– des Instituts d’histoire des syndicats et de leurs fédérations,
– de Ciné-archives
– du Musée d’histoire vivante de Montreuil
– de la BNF (numérisation des fonds de la FSGT),
– de l’INA pour les fonds filmographiques,
– du Mucem de Marseille,
– du Musée national du sport de Nice.

Les types de documents

photographies (fonds de la FSGT, de l’Humanité et de la presse militante et municipale) ; documents filmographiques (collections de Ciné-archives et de l’INA en particulier) ; affiches (collections des instituts d’histoire des syndicats, de la ville d’Aubervilliers…) ; périodiques et livres militants (par exemple les fonds CHS conservés au GED) ; témoignages oraux, documents des archives privées de militants ; objets des collections des musées (musée national du sport, musée d’histoire vivante…), etc.

Besoins techniques spécifiques identifiés : usages audiovisuel et numérique

Outre le Forum et sa salle des expositions, l’exposition et ses visages du sport populaire investiront l’espace central du GED, traversé par le cours des Humanités depuis la place Front populaire. Son mur d’images constituera également un élément attractif présentant la documentation iconographique et invitant les visiteurs.euses à découvrir le cœur de l’exposition.

Cette exposition s’inscrit également dans le tournant numérique que connaissent les sciences humaines et sociales. Elle conciliera à la fois une dimension matérielle à travers la présentation de sources documentaires ou des panneaux comprenant texte et reproductions d’images ou de photographies, et, à la fois, une dimension numérique, en synergie avec le site internet maitron.fr hébergé par la TGIR Huma-Num, qui présente en ligne les 220 000 notices biographiques du Dictionnaire Le Maitron.

Ainsi, par le biais d’un système de QR codes, les visiteurs et visiteuses seront invités à accéder à des contenus complémentaires ou à prolonger leur visite par la découverte des biographies de militant.e.s correspondant aux thématiques, aux lieux ou aux pratiques sportives présentées dans l’exposition.

Santé, sports et cultures populaires (MAMA inSHS CNRS)

Porteur : Paul Boulland

ÉquipePaul Boulland, Karim Taharount et Emmanuel Bellanger

Programme de recherche : MAMA InSHS CNRS

Période : 2020-2024 (31/08/2024)

Le projet s’inscrit dans le cadre du projet MAMA porté par l’INSHS et le Campus Condorcet. Il est porté par l’équipe du dictionnaire Maitron et du Centre d’Histoire sociale des mondes contemporains (CHS UMR 8058).

Le dictionnaire Maitron (dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social) consacre une part de ses contenus au sport populaire, à ses organisations et à ses militant-e-s, comme l’a récemment souligné l’ouvrage de Nicolas Kssis, Terrains de jeux, terrains de luttes (Éditions de l’Atelier, 2020) qui s’inscrit plus largement dans la collaboration de longue date entre le programme de recherche du dictionnaire et la Fédération sportive et gymnique du travail pour l’établissement des biographies des militant-e-s du sport populaire. Au-delà de cette organisation spécifique, le Maitron comporte également de nombreuses biographies d’acteurs et d’actrices du mouvement sportif et du sport au sens large : élu-e-s locaux, enseignant-e-s et notamment professeur-e-s d’EPS, animateurs d’œuvres sociales et de comités d’entreprise, dirigeant-e-s de clubs, voire même sportifs-ves de haut niveau. Le plus souvent méconnu-e-s, ces militant-e-s ont contribué depuis la fin du XIXe siècle à la structuration du mouvement sportif (associations, fédérations, clubs, etc.), à la réflexion sur les pratiques et la pédagogie de l’éducation physique, au développement des infrastructures sportives et à l’intégration du sport dans les politiques publiques, etc. Les objectifs éducatifs et sociaux se combinent fortement avec la perspective de la santé des populations, notamment dans les zones métropolitaines.

L’objectif du projet « Maitron Santé, sports et cultures populaires » sera de contribuer à cette histoire et à sa valorisation, notamment pour mettre en lumière une histoire sociale des pratiques sportives et de leur ancrage populaire. Il apparaît particulièrement opportun de retisser les fils de cette histoire dans un lieu comme le Campus Condorcet, lui-même au cœur des territoires qui accueilleront les Jeux olympiques de 2024.

Réalisation : projet lauréat du concours pour l’exposition inaugurale du GED du Campus Condorcet – Humathèque en partenariat avec le département de la Seine-Saint-Denis, Plaine commune et COJO Paris 2024.

Thibault Bechini

Chercheur associé au CHS

Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon (2009-2014), agrégé (2013) et docteur en histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2020).

Fellow de l’Institut Convergences Migrations depuis 2018. Actuellement ATER en histoire contemporaine à l’Université de Lille (département « Carrières sociales » de l’IUT B de Tourcoing).

Contact : thibault.bechini@univ-paris1.fr

Thèmes de recherche 

Histoire économique et sociale des villes et des migrations.

Mes travaux actuels s’organisent autour de plusieurs axes :

  • histoire des circulations patrimoniales en contexte migratoire : transferts d’argent, administration à distance des biens, successions ;
  • histoire des interactions administratives et judiciaires transnationales (consulats, justices locales) : faire-valoir ses droits par-delà les frontières au tournant des XIXe et XXe siècles (indemnisation des accidents du travail, opérations successorales) ;
  • histoire du travail et des spécialisations professionnelles en contexte migratoire : filières, familles laborieuses, transferts techniques ;
  • histoire de la production des périphéries urbaines en Europe méridionale et en Amérique latine (années 1850-années 1950) : logement populaire, techniques de construction, normes municipales.

Ma thèse, soutenue en novembre 2020, portait sur la contribution des migrants italiens à l’urbanisation des quartiers périphériques de deux grands ports d’immigration, Marseille et Buenos Aires, entre les années 1860 et la Première Guerre mondiale (activation des ressources locales ; transferts techniques dans la construction et hybridation architecturale ; fabrique ordinaire de la ville ; interactions administratives et judiciaires en contexte migratoire).

Intitulée Des villes migrantes : Marseille, Buenos Aires. Construire et habiter les périphéries urbaines au temps des migrations italiennes (1860-1914), elle a été préparée sous la direction d’Annick Lempérière (CRALMI/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) au sein de l’UMR 8168 « Mondes Américains » (EHESS/CNRS/Paris 1/Paris Nanterre) et a bénéficié d’une bourse de mobilité Walter-Zellidja (Académie française).

Prix de thèse obtenus : Prix d’histoire sociale Mattei Dogan édition 2021 (Fondation Mattei Dogan/Fondation Maison des Sciences de l’homme) ; Prix de thèse 2021 de la Fondation des travaux historiques et scientifiques (CTHS/Académie des Sciences morales et politiques/Ecole des Chartes) ; Prix de thèse 2021 de la Société française d’histoire urbaine (SFHU).

Projets de recherche 

  • Pilotage du projet Patrimoines et mobilités au XIXe siècle (PATMOB) : enquête comparative (France, Italie, Suisse) sur les affects matériels en contexte migratoire (administration à distance des biens, confiscations, séquestres, successions) et leur rôle dans la redéfinition des rapports entre les migrant.e.s et leurs familles (2021-2023).
  • Membre du projet « Petites industries, travail des femmes et diversité des chemins de l’industrialisation dans l’Europe méditerranéenne, milieu du XIXe siècle – milieu du XXe siècle », porté par Manuela Martini (Université Lumière Lyon 2) et Leda Papastefanaki (Université d’Ioannina, Grèce), inscrit dans l’axe « La fabrique de la variation culturelle » du contrat quinquennal de l’Ecole française d’Athènes (2022-2026).
  • Membre du réseau thématique de recherche « Habitants, mobilités et transformation urbaine (Méditerranée, XVe-XXIe siècles) », réunissant Aix-Marseille Université, École française de Rome, IHMC, Centre Norbert Elias (EHESS), Università di Roma La Sapienza, Università degli Studi di Napoli L’Orientale (2022-2026).