Les morts Parisiens de la Grande Guerre (monument virtuel)

Duré : 34 mn

Précédant la construction d’un grand monument aux morts parisiens de la Grande Guerre, qui devait être inauguré en novembre 2018 sur les berges de Seine à Paris (et qui sera en fin de compte placé le long du cimetière du Père-Lachaise), ce monument virtuel aux morts parisiens de la Grande Guerre, accessible en ligne (http://memorial14-18.paris.fr), recense les 95.000 Parisiens morts pour la France pendant la 1ère guerre mondiale.

Ernest Abadie – Un soldat parmi des dizaines de milliers d’autres, recensé sur le site de Mémoire des hommes, tué au Vauquois en février 1915

Jean-Louis Robert, historien (Centre d’Histoire Sociale), professeur émérite (Université Paris 1) est questionné sur ces parisiens « morts pour la France » et sur la façon dont ces morts parisiens ont été recensés, en particulier grâce aux livres d’Or des mairies d’arrondissement créés dans les années 1920.

Le lieutenant Adam, mort pour la France, suite à « une maladie contractée en service »

Catherine Vieu-Charrier, adjointe à la Mairie de Paris chargée de la Mémoire et des anciens combattants est également questionnée sur ces morts parisiens et interrogée sur l’absence – jusqu’à aujourd’hui – d’un Monument aux morts à Paris recensant tous les morts parisiens, à la différence de la quasi-totalité des communes de France.

Les soldats de la Grande Guerre étaient bien-sûr des hommes, on trouve quelques rares femmes, « mortes pour la France », telle cette infirmière militaire, Louise Augé, originaire de Dordogne

Film produit par le CHS.
Réalisation : Jeanne Menjoulet

Les victimes civiles telle celle-ci sont également extrêmement peu nombreuses comparées aux « tués à l’ennemi »,

Histoire et conflits de mémoire en Espagne

Durée : 42 mn

A la mort de Franco, en 1975, le régime espagnol a évolué vers une démocratie au cours d’une transition qui a été « pactée » entre le secteur réformiste du régime franquiste et les forces d’opposition, si fait qu’il n’y a pas eu de rupture formelle avec le régime franquiste ni de justice transitionnelle (loi d’Amnistie en 1977). L’histoire espagnole a été, depuis la fin des années 1990, le cadre de fortes mobilisations en faveur de ce que les espagnols ont appelé « la récupération de la Mémoire Historique ».

Photo d’une exhumation (guerre d’Espagne ) © ARMH Association pour la récupération de la Mémoire Historique

A l’occasion de la parution du numéro 127 de la revue XXe siècle (Presses de Sciences Po, 2015), deux historiennes, Charlotte Vorms et Elodie Richard, sont questionnées sur les effets que ce mouvement mémoriel espagnol a pu avoir sur le travail des historiens à l’issue d’une période où le discours public, au cours de la transition démocratique, a présenté la guerre civile comme une « guerre fratricide » sur laquelle on ne souhaite pas revenir; et alors que la politique mémorielle franquiste avait entretenu et aggravé, en son temps, une Mémoire divisée.

exhumation des restes de trois guérilleros anti-Franco – fosse Teilan (vault, Lugo) sept 2012 © ARMH Association pour la récupération de la Mémoire Historique

Comment a évolué le regard historique sur la période de la guerre et de la dictature franquiste ? quel impact réciproque cela a pu avoir (en terme de lois, d’Amnistie ou de procès) vis à vis des dictatures de l’Amérique du sud ?

Cérémonies publiques de restitution des restes mortuaires aux familles © ARMH Association pour la récupération de la Mémoire Historique

De l’usage politique de l’histoire, à l’engagement des historiens dans le débat public, en réaction à la réapparition des thèses franquistes et à leur grande diffusion (révisionnisme), ce sont toutes les facettes de l’historiographie espagnole contemporaine qui sont ici présentées, sans oublier le rapport de cette histoire à l’histoire européenne des dictatures.

Exhumation d’un guerrillero, juillet 2014 (Chaherrero, Castille and Leon), mort en mai 1950 dans une fusillade face à la garde civile © ARMH Association pour la récupération de la Mémoire Historique

Production : CHS
Réalisatrice : Jeanne Menjoulet

Crédits images :
Le clip inséré dans une séquence est produit par l’ARMH
Les images filmées de C. Vorms et E. Richard sont de Jeanne Menjoulet
Le montage est de Jeanne Menjoulet

Crédit voix et musique :
La voix/lecture/traduction sur les inter-séquences en espagnol est de David Menjoulet
Musique : Enrique Granados – 12 Dances espagnoles

Filmer les grands ensembles

Durée : 43 mn

Ce film du Centre d’Histoire Sociale, réalisé par Jeanne Menjoulet, montre l’écheveau de représentations des grands ensembles qui ont contribué à façonner une réalité en rupture avec la ville.

Camille Canteux, auteure de l’ouvrage « Filmer les grands ensembles », est questionnée dans ce documentaire, en compagnie d’Annie Fourcaut (historienne, CHS),

La haine, un film de Mathieu Kassovitz, sorti en 1995

Cette recherche s’empare du bain audiovisuel de l’époque : films de fiction (où par exemple Jean Gabin incarne une figure populaire dont le monde est englouti par les grands ensembles), mais aussi films documentaires, télévision, films institutionnels… 

Jean Gabin in Archimède le clochard, un film de
Gilles Grangier , 1959

Au-delà de l’amalgame entre des mots – banlieue, quartiers, cité, immigration, HLM, ZUP, ZEP…, et des images – barres, tours, caves… ainsi que des archétypes de grands ensembles (Sarcelles, la Grande Borne à Grigny, les Minguettes, Toulouse Le Mirail…), ce sont les processus même de représentations qui sont analysés et leur circularité mise en évidence.

Elle court, elle court la banlieue, un film de Gérard Pirès , 1970, avec Marthe Keller et Jacques Higelin

CHS