Archives de catégorie : Annuaire

Nicolas Simonpoli

Ingénieur de recherche. Coordinateur du projet de mise à jour du Maitron des cheminots porté par le CCGPF et le CNRS

Contact: maitron.cheminots@gmail.com

Thèmes de recherche

  • Sociologie historique du syndicalisme
  • Histoire sociale du mouvement ouvrier
  • Travail et emploi dans les organisations militantes
  • Sociologie des classes populaires
  • Construction de l’Etat et des élites administratives

Parcours de recherche

2020: Thèse de doctorat sous la direction de Stéphane Beaud : La Griffe Cégétiste. Une sociologie historique de la reconversion professionnelle des cadres syndicaux de la CGT (années 1970-2010). Université Paris-Nanterre/ Institut des sciences sociales du politique.

2017-2019:  ATER en science politique à l’université Paris-Nanterre

2014-2017: Moniteur en science politique à l’université Paris-Nanterre

Publications principales

  •  avec Paul Boulland, « Monter à la confédération. La codification des carrières de permanents syndicaux par la CFDT et la CGT (1970-1985) », Genèses. Sciences sociales et histoire, n°122, 2021/1 : 35-58.
  • « Des rouges à l’école des élites ? ». Retour sur la trajectoire de syndicalistes cégétistes candidats à la Troisième voie d’accès à l’ENA (1983-1986), SociologieS [en ligne], 2020.
  • avec Mauricio Aranda, « Aller aux archives, entrer sur le terrain ? Sur les conditions sociales d’enquêtes en terrain archivistique », Genèses. Sciences sociales et histoire, n°112, 2018/3 : 123-139.

Omar GUEYE

Pr Omar GUEYE
Département d’Histoire
Faculté des lettres et Sciences humaines
Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)
BP 15586, Dakar-Fann / Sénégal
Email: omar.guendel[at]gmail.com

Omar GUEYE, professeur d’Histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et consultant culturel, est titulaire d’un Doctorat en Histoire moderne et contemporaine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, d’un PhD en Histoire sociale de l’Université d’Amsterdam et d’un MBA en Gestion du Patrimoine culturel de l’Université Senghor d’Alexandrie. Omar GUEYE a acquis diverses expériences en tant qu’ancien professeur de lycée, membre de nombreuses organisations et a participé à des programmes d’échange scientifique en tant Fellow à l’Université de Harvard, Fulbright à l’Université du Michigan, Fernand Braudel Fellow à l’Institut Universitaire Européen de Florence (EUI), Fellow à l’Institut des Études Avancées de Paris (IEA), Directeur-d’Études-Associé à la Fondation-Maison-des-Sciences-de-l’Homme (FMSH) à Paris et Professeur-invité à Sciences Po Paris. Son travail de recherche s’intéresse aux questions du travail et aux mouvements sociaux, de l’après-guerre à la post-colonie. Il est auteur d’ouvrages et contributeur à plusieurs ouvrages collectifs portant sur le syndicalisme et l’héritage des années soixante dans lesquels il analyse la spécificité du Sénégal et de l’Afrique dans le mouvement social mondial.

Anne Marchand

Au terme d’un premier chantier de recherche en sociologie du travail portant sur les effets du New Public Management sur le travail d’assistantes sociales dans un service social départemental, mes travaux se sont ensuite attachés à questionner la part du travail et des trajectoires professionnelles dans la construction des inégalités sociales de santé et les mécanismes à l’origine de sa sous-estimation, voire de son invisibilisation.

Ma thèse, soutenue en 2018, s’est ainsi consacrée à l’analyse des conditions de la (non) reconnaissance du facteur professionnel dans l’épidémie de cancer, à l’appui d’un dispositif d’accompagnement dans le recours au droit à réparation de salarié.es et d’ancien-ne-s salarié-e-s atteint-e-s d’un cancer du poumon.

Je me suis ensuite inscrite dans des projets de recherche qui tendent à élargir les frontières de ce questionnement, d’une part au moment de l’entrée dans la vie professionnelle (Projet PREV’CAP-Pairs), d’autre part dans les effets des procédés de travail sur l’environnement et la santé des riverains (Projet Picri sur les débordements industriels), enfin dans l’univers spécifique de la fonction publique d’État (Projets AmiantÉtat et ÉtaAmiante avec le collectif de recherche pluridisciplinaire 350 tonnes et des poussières).

Publications (mises à jour juillet 2021)

Coordination de numéros de revue 

Avec Renaud Bécot et Marie Ghis-Malfilatre (2021), Dossier « Santé environnementale, santé au travail : quelles inclusions, quelles exclusions ? », Sociétés contemporaines [à paraître]

Avec Renaud Bécot et Stéphane Frioux (2019), Dossier « Les défis de la santé environnementale », Écologie & Politique, n° 58, avril 2019.

Avec Marc Bessin, Isabelle Bourgeois, Zoé Rollin et Léa Restivo (2015), Dossier « Agir pour chercher, chercher pour agir : recherches-actions en SHS sur le cancer », Santé Publique, mai-juin 2015, vol. 27.

Articles dans des revues scientifiques à comité de lecture

Avec Arzhelenn Le Diguerher, Zoé Rollin [soumis], « Produire de la connaissance pour prévenir les cancers professionnels. Retours réflexifs sur l’enquête du Giscop 93 », Travail et Emploi, [dossier « Risques professionnels : une santé sous surveillance ? »]

Collectif 350 tonnes et des poussières (avec Renaud Bécot, Clémentine Comer, Gabrielle Lecomte et Pierre Rouxel) [soumis], « Une épidémiologie paritaire ? Luttes de définitions et de savoirs sur les outils de surveillance de la santé dans la fonction publique », Travail et Emploi, [dossier « Risques professionnels : une santé sous surveillance ? »]

 « Les ressorts du non-recours au droit de la réparation en maladie professionnelle », Droit social, 12/2020.

Avec Julie Primerano, « Cancers professionnels : le corps dévalué des ouvriers », Nouvelle revue du travail (NRT), n° 14, mai 2019, dossier « Corps au travail, corps travaillés » [revue en ligne]

Avec Renaud Bécot et Stéphane Frioux, « Santé et environnement : les traces d’une relation à haut risque », Écologie & Politique, n° 58, avril 2019, p. 11-21.

 « Quand les cancers du travail échappent à la reconnaissance : les facteurs du non-recours au droit », Sociétés contemporaines, n° 102, juin 2016, p. 103-128.

Avec Zoé Rollin, « Ce que l’intervention fait à la recherche dans un contexte de maladie grave », Santé Publique 3/2015 (Vol. 27), p. 331-338. 

Chapitres d’ouvrage

Avec Gérald Le Corre, « Détruire sa vie à la gagner », dans Antony Burlaud, Allan Popelard, Grégory Rzepski (dir), Le Nouveau Monde. Tableau de la France néolibérale, Paris, Éditions Amsterdam, 2021.

« La catégorie “cancer professionnel” : une construction conflictuelle. Un éclairage par les archives de la commission des maladies professionnelles », dans Catherine Cavalin, Jean-Noël Jouzel, Emmanuel Henry et Jérôme Pélisse (dir), Cent ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles, Paris, Presses des Mines, 2021.

« Les obstacles à la reconnaissance des cancers professionnels », dans Tony Musu et Laurent Vogel (dir.), Cancers et travail. Comprendre et agir pour éliminer les cancers professionnels, Bruxelles, Éditions de l’ETUI, 2018, p. 253-258.

« La (non) reconnaissance des cancers d’origine professionnelle », dans Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff, (dir.) Les risques du travail, pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Paris,La Découverte, 2015, p. 354-358.

Avec l’équipe GISCOP93 (2012), « Les cancers professionnels à l’épreuve des parcours professionnels et des histoires d’exposition aux cancérogènes », dans Annie Thébaud-Mony, Véronique Daubas-Letourneux, Nathalie Frigul, Paul Jobin (dir.), Santé au travail : approches critiques, Paris, La Découverte, « Recherche », 2012, p. 217-238.

Recensions

 « Sylvie Schweitzer, « Les inspectrices du travail (1878-1974). Le genre de la fonction publique », Recherches féministes, vol. 31, 2018, n° 2, p. 250-255.

« Laurence Guignard, Pascal Raggi, Étienne Thévenin (dir.), Corps et machines à l’âge industriel », Travail et Emploi, n°132, octobre-décembre 2012, p. 85-86.

Rapports de recherche

Avec Zoé Rollin et Andrea Tadeo Granda, « Prévenir les expositions aux cancérogènes au travail chez des élèves scolarisés en filière professionnelle (CAP) en coiffure et en mécanique automobile : un dispositif d’intervention co-construit par les pairs », rapport final de la recherche interventionnelle en santé des populations pour l’Institut national du cancer (INCA), CERLIS/GISCOP93, janvier 2021.

Avec Annie Thébaud-Mony « Pollution industrielle, contamination environnementale (Amiante) par le Comptoir des Minéraux et Matières Premières d’Aulnay-sous-Bois Enjeux citoyens et scientifiques », rapport final de l’étude menée dans le cadre d’une convention entre le Conseil régional d’Île-de-France et l’Université Paris 13, Partenariat institutions citoyens pour la recherche et l’innovation (PICRI), octobre 2019.

Avec Cécile Durand, Nathalie Ferré et Annie Thébaud-Mony, « Étude des processus de construction des inégalités sociales face à la reconnaissance des cancers d’origine professionnelle et des leviers d’actions pour les réduire », rapport final de la recherche interventionnelle sur la réduction des inégalités sociales face au cancer pour l’Institut national du cancer (INCA), GISCOP93 Bobigny, mars 2014.

Avec Émilie Counil et Benjamin Lysaniuk, « Faisabilité de la mise en place d’un dispositif de santé publique autour d’un ancien site industriel de broyage d’amiante : Le Comptoir des Minéraux et Matières Premières (Cmmp), Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) », rapport final à l’Agence régionale de santé (ARS), GISCOP93 Bobigny, novembre 2012.

Articles de valorisation

« La déclaration, un véritable parcours d’obstacles », Santé & Travail, n° 112, octobre 2020, p. 26-29.

« Politiques sanitaires, monde du travail et épidémies de cancer en Europe », Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe (EHNE), [en ligne], accessible sur https://ehne.fr/article/ecologies-et-environnements-en-europe/pouvoirs-publics-et-crises-sanitaires-en-europe/politiques-sanitaires-monde-du-travail-et-epidemies-de-cancer-en-europe

« Jour 31, Trop politique ? », La raison des plus forts. Chroniques du procès France télécom, Éric Beynel (coord.), Paris, Éditions de l’Atelier, 2020, p. 215-218.

« Si vous allez mourir, tapez étoile. Lutter pour faire reconnaître les cancers professionnels », Revue Z, n° 13, avril 2020, p. 104-111.

« Pourquoi les cancers professionnels sont sous-déclarés », Santé & Travail, n° 106, avril 2019, p. 42-45.

« Les cancers d’origine professionnelle en mal de reconnaissance », Journal des professionnels de la santé au travail, n° 68, mars 2019, p. 6-7.

Avec Julie Primerano, « Le travail, trop rarement incriminé dans les cancers », The Conversation, 15 octobre 2017, revue en ligne sur https://theconversation.com/le-travail-trop-rarement-incrimine-dans-les-cancers-84822

« Le travail tue… lentement », Plein droit, n° 106, 2015/3, p. 15-18.

« La responsabilité du travail dans l’épidémie de cancer : le collectif de travail comme espace d’expertise », Et Voilà, bulletin de l’Union syndicale Solidaires, n° 17, avril 2013, en ligne sur www.solidaires.org/article44506.html

Avec Flaviene Lanna et Annie Thébaud-Mony, « Cancers et travail : des liens et des droits niés », Plein droit, n° 86, 2010/3, p. 10-13.

Autres formes de valorisation

Mars 2020 : « Aulnay-sous-Bois Amiante. Une lutte populaire contre l’indifférence », exposition réalisée par le Centre d’histoire du travail en partenariat avec le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis (Giscop 93), avec le soutien financier du Conseil régional d’Île-de-France et du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Rédaction : Anne Marchand et le Collectif des riverains et victimes du CMMP (Ban Asbestos France).

Autres activités éditoriales

Membre du comité de rédaction de la revue Santé &Travail depuis janvier 2021

Expertises pour des institutions françaises

2021.    Nommée au titre des personnes qualifiées au sein du Conseil d’administration du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) – arrêté du 21 février 2021 du ministère des Solidarités et de la Santé.

2020.    Auditionnée par le Groupe de travail « maladies professionnelles » de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), 3 mars 2020), Maisons-Alfort.

2018.    Auditionnée par la Commission d’enquête parlementaire sur les maladies et pathologies professionnelles dans l’industrie (risques chimiques, psycho sociaux ou physiques) et les moyens à déployer pour leur élimination – 24 mai 2018, Palais Bourbon.

Erica Ceola

J’ai commencé mon parcours doctoral sous la supervision de Judith Rainhorn en 2019. Ma thèse doctorale a pour objet l’étude de la nature, les modalités et les conséquences d’une chaîne migratoire qui a relié entre les années 1880 et les années 1950 les villages ruraux et bourgs du Piémont Vénète (Italie) d’un part, et plusieurs espaces ruraux de l’Arkansas (Etats-Unis) d’autre part.

Actuellement fellow de l’Institut Convergences Migrations, je suis lauréate de la bourse de mobilité Alliance de l’université Columbia, à New York.

Philippe Jian

Enseignant (histoire-géographie) collège Michelet – Creil (académie d’Amiens)

Qualifié aux fonctions de maître de conférences section 22 : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain ; de l’art ; de la musique (2014-2019).

Domaines de recherche

  • Histoire de la presse et du journalisme au XXème siècle.
  • Histoire des droites
  • Histoire de la propagande française durant les deux guerres mondiales.
  • Histoire de la réintégration culturelle et politique de l’Alsace-Moselle 1914-1925.

Doctorat d’histoire contemporaine – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2012)

« D’un désordre l’autre, Le Temps et Le Figaro des années trente au régime de Vichy », thèse de doctorat soutenue par Philippe Jian le 20 mars 2012 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable avec félicitations du jury.

Le jury était composé de : Alain-Gérard Slama, professeur à l’Institut d’Études Politiques de Paris (président), François Chaubet, professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (rapporteur), Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (rapporteur), Pascal Ory, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (directeur) et Patrick Eveno, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Contribution à des ouvrages collectifs (mélanges et publications de colloques)

Mélanges
  • « Le journal de la Corporation nationale de la presse », Histoires d’O : Mélanges d’histoire culturelle offerts à Pascal Ory, Christophe Gauthier,  Laurent Martin, Julie Verlaine, Dimitri Vezyroglu (dir), Paris, Publications de la Sorbonne, 2017, p. 73-87.
Publications de colloque
  • « Des années trente au régime de Vichy, les considérations politiques d’un éditorialiste au Figaro, Lucien Romier »,  Le Figaro. Histoire d’un journal, Claire Blandin (dir.), Paris, Nouveau Monde Editions, 2010, p. 307-320.
  • « La chronique du sport de Lucien Dubech dans le journal L’Action française pendant les années trente »,  Sports et médias du XIXème siècle à nos jours, Michaël Attali (dir.), Paris, Atlantica, 2010, p. 691-703.
  • « Le projet d’organisation professionnelle des journalistes sous Vichy : une tentative de mise en ordre en zone libre », Les coulisses de l’histoire. La protection sociale de la presse et du spectacle face aux crises et aux mutations, Paris, Presses du Châtelet, 2015, p. 91-103.
  • « Les comités d’éducation populaire en Alsace au lendemain de la Grande Guerre : aspects d’une œuvre d’intégration culturelle et patriotique »,  Histoire de l’éducation populaire 1815-1945. Perspectives françaises et internationales, Carole Christen, Jean-Paul Besse (dir.), Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2017, p. 189-300.
  • « Solten wir die Ferien nicht einfach in Berlin verbringen ? » Die Berliner Luftbrücke 1948/1949 im Spiegel der fransösischen Presse“, Die Berliner Luftbrücke: Erinnerungsort des Kalten Krieges, Corine Defrance, Bettina Grenner, Ulrich Pfeil (dir.), Berlin, Ch.Links Verlag, 2018, p.74-95.
  • « Le contrôle postal ou l’opinion publique en Alsace-Moselle entre la guerre et la paix », Revue d’Alsace 2018 tome 148, p.141-161.
  • « Désannexion culturelle et intégration patriotique : la propagande française en Lorraine mosellane (1918-1924)». Organisateurs : Jean-Noël Grandhomme, Laurent Jalabert (Université de Lorraine) et Laurent Kleinhentz (Conseil départemental de la Moselle). Actes à paraître.
Articles dans des revues à comité de lecture
  • « ”L’Alsace-Lorraine française” : aspects et limites d’une propagande d’Etat pendant la Grande Guerre », Le Temps des médias, n°22, juin 2014, p.175-187.
  • « Des principes du gouvernement représentatif et de leur application selon les principes de Prosper Duvergier de Hauranne », Parlement(s), Revue d’histoire politique, n°21, octobre 2014, p.145-157.
  • « La Révolution nationale impossible, Le Temps et Le Figaro à l’épreuve du régime de Vichy », Histoire@Politique n°23, mai-août 2014.
  • « ‘’Apprendre la France aux Alsaciens et l’Alsace aux Français’’ : un gendarme alsacien en propagande dans le département des Vosges à la fin de la Grande Guerre », Guerres mondiales et conflits contemporains, n°258, avril-juin 2015, p. 91-103.
  • « L’école en Alsace occupée par l’armée française durant la Grande Guerre : « un des moyens les plus efficaces de propagande » », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2015, n°117-118, p. 74-78.
  • « Le Figaro de Pierre Brisson sous Vichy, journal légaliste et libéral », Guerres mondiales et conflits contemporains, n°266, avril-juin 2017, p.99-114.
 Communications données lors de journées d’étude :
  • « La Picardie entre regroupement et éclatement territorial (2009 et 2014-2016) : l’humeur du Courrier picard » Journée d’étude organisée à l’Institut d’ Études Politiques de Rennes le 17 novembre 2016 : « 1986 -2016 : 30 ans de démocratie régionale. Des régions pourquoi faire ? » Organisateurs : Tudi Kernalegenn et Romain Pasquier (Centre de Recherche sur l’Action Publique en Europe – UMR 6051).
  • « La Nouvelle droite et Mai 68 »  Journée d’étude organisée par le Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / CNRS – UMR 8058), le 10 septembre 2018 : « Le CHS prend la parole ! »

Derniers travaux :

En 2020 : « Le projet féminin de Georgette Varenne » communication donnée au colloque internationale « Les femmes contre le changement ? Engagements féminins entre conservatisme, réaction et extrémisme en Europe (fin XVIIIe-XXIe siècles) » organisé les 12 et 13 mars 2020 à l’université  (Rennes 2).

En 2021 : « Le journal L’Alsace française ou le devoir de la démocratie à se défendre dans les années 20 » communication proposée et acceptée en vue du colloque international « Enraciner, sélectionner, défendre. Comment faire survivre une démocratie (1918-1960) » prévu du 9 au 11 juin  à l’Université de Reims – Champagne-Ardenne.

Renaud Bécot

Mes travaux s’inscrivent au croisement de l’histoire  environnementale et de l’histoire sociale des mondes du travail, en  portant prioritairement sur la France dans la seconde moitié du  vingtième siècle.
Soutenue en 2015 à l’EHESS, ma thèse portait sur la mutation des préoccupations environnementales au sein des organisations syndicales ouvrières dans la France d’après-guerre et jusqu’aux années quatre-vingts.
Au cours d’un premier post-doctorat (au Centre d’Histoire de Sciences Po), j’ai participé à une recherche collective portant sur l’histoire des impacts écologiques des politiques d’aménagement du territoire au cours de la période contemporaine. En m’intéressant particulièrement à l’industrialisation et à l’équipement touristique des littoraux de l’Europe méditerranéenne, cette enquête permettait d’éclairer l’articulation entre les dynamiques d’anthropisation et de protection des écosystèmes, en inscrivant ainsi les politiques environnementales dans une longue durée. Un second post-doctorat (au LARHRA) m’a conduit à étudier l’évolution de l’action publique en matière de gestion des risques industriels en France, en particulier dans la foulée de l’invention d’une administration de l’environnement. Dans la continuité de ces travaux, je participe actuellement au chantier
Mes travaux récents se sont concentrés sur l’histoire de l’articulation des enjeux de santé au travail et de santé environnementale : depuis l’étude l’action publique relative à ces enjeux jusqu’à la politisation de ces causes à l’occasion de conflits sociaux, tout en s’intéressant à la manière dont ces dynamiques réinterrogent la construction de savoirs sur la santé des populations ou des écosystèmes. Avec le collectif « 350 tonnes et des poussières », nous étudions actuellement la mobilisation d’agents de la fonction publique d’Etat (FPE) qui furent exposés à l’amiante dans le cadre d’une exposition dite « passive » ou « environnementale ». Cette recherche collective permet d’éclairer la construction de réglementations relatives au risque amiante dans la FPE, par lesquelles l’Etat tend à contourner les normes qu’il applique au secteur privé.
Ma recherche actuelle s’oriente vers une histoire sociale et environnementale des mondes du travail pétrolier. Cette recherche vise à repenser l’histoire des activités pétrolières au prisme de leurs impacts sanitaires et écologiques, en s’intéressant autant aux dynamiques d’industrialisation que de désindustrialisation dans les territoires du raffinage de l’Europe occidentale.

Publications (février 2021)
Coordinations de dossiers de revues scientifiques
  • 2021 Avec Marie GHIS MALFILATRE et Anne MARCHAND, « Santé au travail et santé environnementale » (titre provisoire), dossier spécial dans la revue Sociétés contemporaines
  • 2019 Avec Stéphane FRIOUX et Anne MARCHAND, « Sur les traces de la santé environnementale », Ecologie & Politique, n° 58.
Articles dans des revues à comité de lecture
  • (2021) Avec Marie GHIS MALFILATRE et Anne MARCHAND, « Santé au travail et santé environnementale » (titre provisoire), Sociétés contemporaines (à paraître)
  • (2021) « Les valeurs de la santé. Une contestation syndicale de la monétarisation des maladies industrielles, 1966-1987 », Sociétés contemporaines (à paraître)
  • (2020) Avec Giacomo PARRINELLO, « Gouverner le désir de rivage. La fondation du Conservatoire du littoral, 1972-1978 », Le Mouvement Social, n°271, 2020, p. 65-82.
  • (2020) Avec Romain MULARCZYK, « Un catastrophisme au service de l’action publique ? », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, 52/1, 2020, p. 49-66.
  • (2020) Avec Giacomo PARRINELLO, Marco CALIGARI, Ismaël YRIGOY, “Shifting Shores of the Anthropocene : The Settlement and (Unstable) Stabilisation of the North-Western Mediterranean Littoral Over the Nineteenth and Twentieth Centuries”, Environment and History, 2020.
  • (2019) « L’environnementalisme ouvrier ou le syndicalisme émancipé du fordisme. Une approche transnationale dans les années 1968 », Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier, AEHMO (Suisse), n°35.
  • (2019) Avec Giacomo PARRINELLO, « Public Policy and the Ecological Impact of Coastal Tourism : The Planned Development of Languedoc-Roussillon’s Littoral », Humanities, 8, 13.
  • (2019) Avec Stéphane FRIOUX et Anne MARCHAND, « Santé et environnement : les traces d’une relation à haut risque », Ecologie & Politique, n° 58.
  • (2018) « Un principe de précaution ouvrière ? Retour sur l’expérience du Carnet d’exposition professionnelle dans la Fédération unifiée de la chimie (CFDT), 1977-1987 », Histoire @ Politique, n° 36, septembre 2018.
  • (2018) « La CFDT face à la mutation du système énergétique français (1973-1977) », Le Mouvement social, n° 262, 2018, p. 17-35.
  • (2018) Avec Stéphane FRIOUX, Romain MULARCZYK, « La transition environnementale, un objet pour l’historien », Cahiers d’histoire immédiate, n° 51, 2018, p. 7-26.
  • (2018) Avec Gwenola LE NAOUR, « Un récit ouvrier sur la violence environnementale. La communication syndicale dans l’affaire de l’acroléine à PCUK Pierre-Bénite (1975-1978) », Sciences de la Société, n° 100, p. 13-30.
  • (2015) « L’action environnementale du mouvement syndical québécois, 1960-1972 », Bulletin d’Histoire Politique, Association québécoise d’histoire politique (Montréal), 23/2, 2015, p. 48-65.
  • (2015) « Agir syndicalement sur un territoire chimique. Aux racines d’un environnementalisme ouvrier dans le Rhône, 1950-1980 », Écologie & Politique. Sciences, cultures, sociétés, Presses de Sciences Po (FNSP), n° 50, 2015, p. 57-70.
  • (2014) Avec Céline PESSIS, « Improbables mais fécondes : les rencontres entre scientifiques critiques et syndicalistes dans les  »années 1968 » », Mouvements, nº 80, 2014, p.51-66.
  • (2012) « L’invention syndicale de l’environnement dans la France des années 1960 », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, Presses de Sciences Po (FNSP), n° 113, 2012, p. 169-178.
Chapitres dans des ouvrages collectifs
  • 2021 « L’ombre toxique du moustique sur la ville. Hygiénisme municipal, reconstruction urbaine et accommodement aux risques », FRIOUX Stéphane (dir.), Une France en transition. Urbanisation, risques environnementaux et horizon écologique dans le second XXe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.
  • 2021 « La part industrielle des politiques de l’environnement », FRIOUX Stéphane (dir.), Une France en transition. Urbanisation, risques environnementaux et horizon écologique dans le second XXe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.
  • 2021 Avec Gwenola LE NAOUR et Stéphane FRIOUX, « Inflammation du verbe moderniser. La raffinerie de Feyzin et le coût écologique du tournant pétrolier de l’économie lyonnaise », FRIOUX Stéphane (dir.), Une France en transition. Urbanisation, risques environnementaux et horizon écologique dans le second XXe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.
  • 2021 Avec Gwenola LE NAOUR et Vincent PORHEL, « Environnementalisme ouvrier. Centralité ouvrière et mobilisations socio-écologiques dans les années 1968 », FRIOUX Stéphane (dir.), Une France en transition. Urbanisation, risques environnementaux et horizon écologique dans le second XXe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.
  • 2021 (à paraître) « Port-Cros, laboratoire de la protection de l’environnement en espace marin », MARIN Brigitte (dir.), Petites îles de la Méditerranée occidentale. Histoire, culture, patrimoine, Marseille, éditions Gaussen, parution prévue en 2021.
  • (2020) «  »A propos de ce mini-débat entre réalisme et utopie… ». L’invention de l’Agence française de maîtrise de l’énergie, 1977-1986 », JARRIGE François et VRIGNON Alexis (dir.), Face à la puissance. Une histoire des énergies alternatives, Paris, La Découverte.
  • (2019) « Lutte contre la pollution industrielle ou conflit d’usine ? La CGT et les nuisances chimiques à Pierre-Bénite (1975-1978) », BEROUD Sophie, BRESSOL Elyane, PELISSE Jérôme, PIGENET Michel (dir.), La CGT, 1975-1995. Un syndicalisme à l’épreuve des crises, Nancy, Arbre Bleu.
  • (2019) « La justice sociale par une  »politique coordonnée de l’énergie ». Le mouvement syndical français et la mutation du système énergétique, 1944-1963 », MATHIS Charles-François. et MASSARD-GUILBAUD Geneviève (dir.), Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen-Âge à nos jours, Paris, Ed. de la Sorbonne, 2019, p. 327-339.
  • (2018) « Mobiliser face aux violences environnementales. Le groupe  »Santé et pollution » du Syndicat lyonnais des industries chimiques, 1977-1986 », Yves Krumenacker et Jean-François Cullafroz (dir.), La CFDT dans le Rhône, 1968-2018 : transformer le travail, transformer la société ?, Lyon, éditions de la Chronique sociale, 2018, p. 133-140.
  • (2018) « Une influence chrétienne dans la formation d’un environnementalisme ouvrier. Autour de l’action de Frédo Krumnow (CFDT), 1966-1974 », HANSE Olivier, LENSING Annette, METZGER Birgit (dir.), L’écologie dans le clivage gauche-droite en France et en Allemagne depuis les années 1970, Berne, Peter Lang, 2018, p. 167-186.
  • (2018) «  »La politique de l’environnement s’est arrêtée à la porte des usines. » Le Haut comité de l’environnement et les mondes du travail, 1971-1986 », MORERA Raphaël, COUMEL Laurent, VRIGNON Alexis (dir.), Pouvoir(s) et environnement, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, p. 47-60
  • (2015) « Les murs de l’usine et le dilemme syndical face à la pollution industrielle, 1945-1980 », CLERVAL Anne, FLEURY Antoine, REBOTIER Julien, WEBER Serge (dir.), Espaces et rapports sociaux de domination, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 355-366.
  • (2015) « Penser la ville et son environnement malgré la crise ? Les syndicalistes CFDT du  »Pays de Fougères », 1965-1982 », MIANOWSKI Marie, NAIL Sylvie, CARBONI Pierre (dir.), La nature citadine en France et au Royaume-Uni. Concevoir, vivre, représenter, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 121-133.
  • (2013) « Des syndicats productivistes ? Les germes de la préoccupation environnementale à la CFTC-CFDT et à la CGT avant 1968 », BONNEUIL Christophe, PESSIS Céline, TOPCU Sezin (dir.), Une autre histoire des Trente Glorieuses. Modernisation, alertes environnementales et contestations du  »progrès » dans la France d’après-guerre, Paris, La Découverte, 2013, p. 231-248.
Rapports, articles dans des revues sans comité de lecture, valorisation de la recherche
  • 2020 Avec Gwenola LE NAOUR, Laurent GONON (dir.), Du travail au lieu de vie : quelles mobilisations contre les risques professionnels et les atteintes à l’environnement ? Actes du colloque de Givors (14-15 novembre 2019), Givors / Lyon, Sciences Po Lyon, 2020.
  • 2020 « Syndicats et environnement dans les années 1968 », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe, février 2020 (ehne.fr)
  • 2020 « Un nouvel internationalisme ? Les gauches et la question écologique dans les années 1968 », Notes de la Fondation Jean Jaurès, février 2020.
  • 2019 « Lubrizol : la catastrophe n’a pas (encore) eu lieu », Les Terrestres, 4 octobre 2019.
  • 2019 « Syndicats et associations. De l’histoire d’un paradoxe à la construction de valeurs partagées ? », 80 ans d’histoire de la Fédération de l’enseignement privé CFDT, 2019.
  • 2019 « Un héritage environnemental cédétiste », Multiple (CFDT Santé Sociaux), 178, 2019.
  • 2018 « Une décennie d’offensive contre le risque industriel », Santé & Travail, n° 101, janvier 2018.
  • 2018 « L’environnementalisme syndical a une histoire », L’école émancipée, n° 74, 2018.
  • 2017 « Du district industriel, on voit la crise environnementale. Genèse d’un environnementalisme ouvrier, Rhône, 1966-1977 », Actes de la journée Les territoires face aux crises, Direction des affaires culturelles de la ville de Givors, Mai 2017.
  • 2017 « Aperçu de la thèse : Syndicalisme et environnement en France de 1944 aux années quatre-vingt », Bulletin du Centre d’histoire du travail de Nantes, 2017.
  • 2015 « Une histoire syndicale de l’environnement », Les utopiques. Cahiers de réflexion de l’Union syndicale Solidaires, n° 1, 2015, p. 100-107.
  • 2014 Syndicalisme et environnement. Genèse de l’action environnementale du mouvement syndical de 1944 aux années 1970, Rapport pour l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES).
  • 2012 « La CGT et l’environnement, 1945-1985 », Les Cahiers de l’institut CGT d’histoire sociale, nº 122, Juin 2012, p. 19-21.
  • 2011 « Le mouvement syndical et les usages des  »ressources naturelles » en France et au Québec, 1944-1970 », Bulletin du Regroupement des chercheurs-chercheures en histoire des travailleurs et travailleuses du Québec, n° 91, Vol.36/1, Printemps 2010.

Chantiers de recherches collectifs (en cours en février 2021)

Participation à des programmes de recherche
  • 2020- Participation au collectif « 350 tonnes et des poussières »
  • Projet de recherche autour des mobilisations des agents de la Fonction publique d’Etat exposés à l’amiante, et de la gestion du risque amiante au sein des administrations. Collectif de recherche pluridisciplinaire Clémentine Comer (Irisso, INRAE), Gabrielle Lecomte-Ménahès (CENS), Anne Marchand (CHS, Giscop93), Pierre Rouxel (CERAPS). Le projet se construit en coopération avec le Centre d’histoire du travail (CHT) de Nantes.
  • 2019- Participation à un programme en collaboration avec le Parc national de Port-Cros (PNPC
    « Tourisme, aménagement du territoire et environnement à Port-Cros depuis 1950 »
    Projet porté par le PNPC auprès de la Fondation de France. Convention de partenariat entre le PNPC et le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, 2020-2021.
  • 2021- Participant à l’équipe élargie du programme « Archival City » (Université Gustave Eiffel)
  • 2018-2021 Campagne d’entretiens pour le Comité d’histoire du ministère de la Transition écologique
    « Les politiques de gestion des risques industriels dans l’histoire du ministère »
    Réalisation d’une campagne d’entretiens auprès d’anciens membres des services du Ministère de l’environnement en charge des politiques de gestion des risques.
    http://www.archives-orales.developpement-durable.gouv.fr/index.html
Co-organisation de séminaires annuels
  • 2019- Co-organisation d’un séminaire de recherche et d’enseignement à l’EHESS
    « Histoire environnementale de la France au XXe siècles »<
    Co-organisé avec Christophe Bonneuil (CRH) à l’EHESS, Paris
  • 2020- Co-organisation d’un séminaire de recherche à la MSH Paris Nord
    « Enjeux sanitaires et environnementaux des désindustrialisations »
    Co-organisé avec Anne Marchand (CHS, Giscop93) et Alexandre Elsig (Université de Lausanne)
    Suspendu suite au confinement, en attende d’une possible reprogrammation.

Participation à des instances collectives de recherche (février 2021)

Responsabilités ou fonctions dans des associations scientifiques
2013-
  • 2019- Membre du Conseil d’administration du Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire environnementale
  • Secrétaire du RUCHE.
  • 2009- Membre du Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire de l’Environnement
  • 2013- Membre de l’AFHMT (Association française pour l’Histoire des Mondes du Travail)
  • 2012- Membre de l’ESEH (European Society for Environmental History)
Participation aux activités éditoriales.
  • 2019- Co-responsable éditorial du bloc « Ecologies et environnements », avec Charles-François Mathis et Emilie-Anne Pépy dans le cadre de l’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe (EHNE, ehne.fr)
  • 2015- Membre du Comité de rédaction de la revue Écologie & Politique
Participation aux Conseils scientifiques d’organisations et d’institutions
  • 2020- Membre du Conseil scientifique du Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis (Giscop93)
  • 2019- Membre du Conseil scientifique de l’IHS-CGT, Institut confédéral d’histoire sociale de la CGT

Adeline Blaszkiewicz-Maison

Contact : Adeline.Blaszkiewicz-Maison[at]univ-paris1.fr

Travaux universitaires

Thèse de doctorat (2016-2021): « Le socialisme au travail. Albert Thomas (1878-1932) », sous la direction d’Isabelle Lespinet-Moret.

Résumé de la thèse:

Cette thèse consiste en une biographie politique d’Albert Thomas (1878-1932), militant, maire et député socialiste français, sous-secrétaire d’État puis ministre de l’Armement pendant la Première Guerre mondiale et enfin premier directeur du Bureau international du Travail (BIT) à partir de 1919.

Ce travail part du constat de l’absence d’une étude globale et actualisée sur le parcours de cet acteur majeur de l’histoire politique, économique et sociale de la Belle Époque à l’entre-deux-guerres. Il s’appuie sur une abondante documentation, principalement conservée aux Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine et aux Archives historiques de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève. L’approche adoptée se situe au carrefour de trois champs historiographiques : l’histoire politique des élites républicaines, l’histoire sociale du travail, en particulier en contexte de guerre et l’histoire des organisations internationales.

La démonstration se focalise en particulier sur le parcours d’Albert Thomas au sein du socialisme français et international. Elle souligne que ce leader d’un courant réformiste ouvertement assumé inaugure une voie social-démocrate à la française contrariée par le cours des évènements de la Première Guerre mondiale et de la révolution russe d’octobre 1917. La légende noire du « ministre des obus » a longtemps déconsidéré sa participation à l’Union sacrée comme un « passé qui ne passe pas » de la gauche française et empêché l’écriture d’une histoire dépassionnée des ressorts d’une expérience ministérielle au cœur de la politique de mobilisation économique et sociale de la France en guerre.

Cette thèse interroge la carrière politique d’un acteur, pris entre patriotisme républicain et internationalisme socialiste, à l’épreuve de la guerre et de la recomposition de sa famille politique. Explorer les interactions entre les échelles locale, nationale et internationale de l’activité politique d’Albert Thomas permet de remettre en cause l’idée que le départ pour le Bureau international du Travail entérine son retrait définitif de la vie politique nationale et sa marginalisation au sein des réseaux socialistes.

Ce travail étudie enfin la pluri-appartenance d’un acteur qui se trouve au croisement de divers milieux et de multiples engagements politiques, associatifs et syndicaux. Par l’étude des réseaux, en particulier socialistes, sur lesquels il s’appuie pour faire fonctionner le BIT, secrétariat de l’OIT créée après-guerre pour préserver la paix par la justice sociale, ce travail souligne les circulations entre l’internationalisme libéral de la réforme sociale et l’internationalisme socialiste qu’incarne le parcours de ce réformateur-réformiste.

Mémoire de recherche de M2 (2013) : « L’expérience Albert Thomas. Le socialisme en guerre, 1914-1918 », sous la direction de Gilles Vergnon, récompensé par le prix d’histoire sociale Jean Maitron 2013 et  le prix de la Fondation Jean-Jaurès 2013.

Parcours universitaire et situation professionnelle

  • Depuis septembre 2021: Professeure d’histoire-géographie au lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine.
  • 2019-2021 : ATER à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
  • 2016-2019 : doctorante contractuelle à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
  • 2015-2016 :   Professeure stagiaire d’histoire-géographie, collège Edgar Varèse, Paris.
  • 2015 : Agrégation externe d’histoire
  • 2014 : CAPES d’Histoire-Géographie
  • 2013 : Diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg
  • 2013 : Master 2 recherche ENS de Lyon, Sciences politiques, spécialité histoire de la pensée politique.

Publications

Ouvrage
  • Albert Thomas, le socialisme en guerre (1914-1918), préface de Gilles Vergnon, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016, 192 pages.
Articles
  • « Dans le sillage d’Albert Thomas: les réseaux socialistes réformistes de l’Organisation internationale du travail », Cahiers Jaurès, 2021/1-2, n° 239-240, p. 121-135.
  • « Main-d’oeuvre et travail pendant la Première Guerre mondiale: pratiques et représentations », Parlement[s], Revue d’histoire politique, 2021/1, n°33, p. 143-154.
  • « Mieux vaudrait après tout se perdre avec Lénine que se sauver avec Albert Thomas ». Construire une voie révolutionnaire face au socialisme réformiste (1917-1924), Le Mouvement social, n°271, juillet-septembre 2020, p. 41-58.
  • « La juste critique»,  Cahiers Jaurès, 2019/3 (N° 232).
  • « Jean Jaurès et Albert Thomas : le Verbe et l’Action du socialisme ? », Cahiers Jaurès, 2017/3 (n°225).
Actes de colloque et ouvrages collectifs

  • « L’Organisation de la main d’œuvre par le Ministère de l’Armement d’Albert Thomas », in I. Lespinet-Moret et L. Machu et V. Viet (dir.), publication des Actes de Colloque Les mains d’œuvre en guerre (1914-1918), Paris, La Découverte, 2018.
  • « Entre espérance réformiste et antibolchevisme : les voyages d’Albert Thomas en Italie fasciste et en URSS dans l’entre-deux-guerres », in C. Poupault, F. Sallée, O. Dard et E. Mattiato (dir.), publication des Actes de Colloque Voyager dans les États totalitaires et autoritaires de l’entre-deux-guerres, Presses Universitaires de Savoie, 2018.
    • « Socialistes entre défense nationale et Union sacrée », in V. Fau-Vincenti, F. Génevée et É.Lafon (dir), Aux alentours du congrès de Tours (1914-1924). Scission du socialisme et fondation du parti communiste, Musée de l’histoire vivante, 2020, p. 19-21.
    Notes et notices en ligne
    Comptes rendus de lecture
    • Françoise Thébaud, Une traversée du siècle : Marguerite Thibert. Femme engagée et fonctionnaire internationale, Paris, Belin, 2017, OURS, janvier 2018, n°474.
    • Jessica Dos Santos, L’utopie en héritage. Le Familistère de Guise (1888-1968), Le Mouvement social, 2017/4, n°261.
    • Jean-Numa Ducange, Jules Guesde. L’Anti-Jaurès ?, Paris, Armand Colin, 2017. Vingtième siècle, revue d’histoire, 2017/4, n°136.
    • Jean-Louis Robert (dir.), Le syndicalisme à l’épreuve de la Première Guerre mondiale, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017, Cahiers Jaurès, 2017/4, n°226.
    • Œuvres de Jean Jaurès, Tome 9, Bloc des gauches, édition établie par Gilles Candar, Vincent Duclert, Rémi Fabre, Paris, Fayard, 2016, Cahiers Jaurès, 2017/4, n°226.
    • Xavier Vigna, L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXème siècle, Lectures [En ligne], Les comptes rendus 2016.
    • Max Weber, Discours de guerre et d’après-guerre, Paris, EHESS, coll. ‘Audiographie’, Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2016.
    • Mathieu Fulla, Les socialistes français et l’économie (1944-1981). Une histoire économique du politique, Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2016.
    • Philippe Poirrier, La Grande Guerre. Une histoire culturelle, Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2015.

    Communications

    • Communication à la table ronde, « Le travail de Jaurès à Blum », Rendez-vous de l’histoire de Blois, 8 octobre 2021.
    • Communication à la table ronde « Réguler le travail à l’époque contemporaine: du local au transnational », Rendez-vous de l’histoire de Blois, 9 octobre 2021.
    • « La cristallisation de l’identité socialiste face aux autres forces de gauche », colloque L’identité socialiste. Histoire et sociologie d’une culture politique centenaire, Université Paris Est-Créteil, 10 décembre 2020.
    • « Le premier directeur du BIT face aux défis de la mondialisation et de la quête d’universalisme (1919-1932) », colloque Justice social et travail décent. L’Organisation internationale du Travail en action depuis cent ans, (Paris, Ministère du Travail, CESE, 26-28 juin 2019).
    • « Organiser les relations professionnelles à l’échelle mondiale, un défi posé à l’universalité de l’OIT naissante », Colloque Dal Governo del lavoro al governo della società. Cent’anni di Organizzazione Internazionale del Lavoro/Du gouvernement du travail au gouvernement de la société. Cent ans d’Organisation Internationale du Travail, École normale de Pise, 24-25 février 2020.
    • « De Paris à Genève, construire la paix par l’action sociale internationale. Albert Thomas et le Bureau international du travail au début des années 1920 ». Colloque Pacifisme et socialisme : de la IIe Internationale à la guerre froide, organisé par le GRHis – Rin PEACE, Rouen (28-29 mars 2019).
    • « À la recherche d’une voie réformiste dans l’après-guerre : Albert Thomas, le B.I.T. et l’internationalisation de la réforme sociale (1919-1932) », intervention au séminaire Les gauches et l’international organisé au Centre d’histoire de Sciences Po par Michele Di Donato, Mathieu Fulla et Bruno Settis (janvier 2018).
    • Présentation des enjeux méthodologiques de la thèse au séminaire Histoire sociale du politique et de l’économie, histoire politique du social et de l’économique, organisé au CHS XXe siècle, par Isabelle Lespinet-Moret, Michel Margairaz et Michel Pigenet (31 mai 2018).
    • « Albert Thomas et les supports de l’expertise sociale », Aux sources de l’histoire sociale, entre collecte et enquête, Journée d’études organisée par le Campus Condorcet, les Archives nationales, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’université Paris 8 (mars 2017).
    • « Diversité de la gauche dans l’œuvre de Madeleine Rebérioux », Rencontre à l’EHESS autour de Pour que vive l’histoire. Écrits de Madeleine Rebérioux (mai 2017).
    • « Albert Thomas et les révolutions russes : de l’enthousiasme de février à l’antibolchevisme d’octobre », Journée d’études à la Fondation Jean-Jaurès, Les révolutions russes, regards des socialistes français et européens (octobre 2017).
    • « Pragmatism and ‘active diplomacy’ : The Director of the International Labor Office and bolchevism (1919-1932) », European Congress on World and Global History, Budapest (septembre 2017).
    • Thomas en Italie fasciste et en URSS dans l’entre-deux-guerres », Colloque Voyager dans les Etats totalitaires et autoritaires de l’entre-deux-guerres, Université Paris IV, 21 avril 2017.
    • « Albert Thomas et l’invention dans les usines de guerre : un avatar du réformisme de guerre » : intervention au séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation, organisé par David Aubin à l’Université Paris-IV (décembre 2016).

    Organisation de colloques et de journée d’études

    • Comité de coordination et comité scientifique du colloque international et transdisciplinaire « Justice social et travail décent. L’Organisation internationale du Travail en action depuis cent ans » (Paris, juin 2019), avec Marine Dhermy-Mairal, Sandrine Kott, Isabelle Lespinet-Moret et Marieke Louis.
    • Comité d’organisation de la journée des doctorant.e.s de l’AFHMT du 26 septembre 2020 sur le thème « Écrire le travail », avec Romain Castellesi et Amandine Tabutaud.
    • Comité d’organisation de la journée des doctorant.e.s de l’AFHMT du 6 avril 2019 sur le thème « La crise du travail, le travail en crise » avec Romain Castellesi et Amandine Tabutaud.
    • Comité d’organisation de la journée des doctorant.e.s de l’AFHMT du 7 avril 2018 sur le thème « Travail : conflits et négociation » avec Romain Castellesi et Amandine Tabutaud.

    Responsabilités administratives et scientifiques

    • Membre du Conseil d’Administration de la Société d’études jaurésiennes depuis 2016.
    • Membre du Conseil d’Administration de l’Association française d’histoire des mondes du travail (AFHMT) de 2017 à 2021.
    • Représentante des doctorant.e.s au Conseil de Laboratoire du CHS Mondes des Contemporains de 2019 à 2021.

    Vulgarisation scientifique

    • Intervention pour le documentaire de Philippe Saada, Congrès de Tours. 1920. La naissance des deux gauches, diffusé sur Public Sénat en décembre 2020.
    • Intervention dans le débat animé par Antoine Perraud, L’OIT. Conscience universelle et outil international ?, avec Isabelle Lespinet-Moret et Marieke Louis, Mediapart, décembre 2019.
    • Conférence publique « Autour d’Albert Thomas », à la Maison de l’histoire et du patrimoine de Champigny-sur-Marne, organisée par la Fondation Jean-Jaurès, l’UNSA et les archives municipales de Champigny-sur-Marne, juin 2016.
    • Participation scientifique à l’exposition « Albert Thomas. Une vie, une oeuvre » à l’espace Jaurès de Pampelonne (Tarn), octobre 2015.