Archives par mot-clé : Histoire

En-quête d’Aubervilliers

Enquête sur l’histoire d’Aubervilliers des étudiants du master HSOC de l’École d’histoire de l’Université Paris 1, Centre des colloques, Campus Condorcet.

9h45-11h25 Aubervilliers, banlieue ouvrière

11h35-13h Politiques sociales et culturelles

14h30-16h De la banlieue rouge à la crise des banlieues

16h-17h30 Projection-débat de Aubervilliers, d’Eli Lotar

Retraites : une rupture historique ? (vidéo du CHS)

La réforme des retraites annoncée en 2019 a provoqué depuis plusieurs semaines un mouvement social opposé à la réforme des retraites, sommes-nous face à une rupture historique ?
La question est posée à Michel Pigenet, ancien directeur du CHS, Professeur émérite d’histoire contemporaine.
La réalisation est de Jeanne Menjoulet.
Cette vidéo est produite par le Centre d’Histoire des mondes contemporains.

Continuer la lecture de Retraites : une rupture historique ? (vidéo du CHS)

Histoire de l’économie sociale et solidaire

Durée : 41 mn

L’histoire de l’économie sociale est celle d’un secteur qui pèse de façon très importante aujourd’hui dans l’économie et la société française. Caractérisé par un objectif d’utilité sociale et non par la recherche du profit, l’économie sociale repose sur trois mouvements historiques – mouvement coopératif, mutualité, et mouvement associatif.

Ce film est produit par le CHS (laboratoire d’histoire sociale) à l’occasion de la parution par l’historien Michel Dreyfus, de son ouvrage « Histoire de l’économie sociale – de la grande Guerre à nos jours » (Presses Universitaires de Rennes, 2017). Michel Dreyfus est spécialiste de l’histoire de la mutualité et des assurances sociales.

Réalisatrice : Jeanne Menjoulet (mars 2018).
Des extraits de reportages et d’interviews font par ailleurs apparaître des acteurs de l’économie sociale et solidaire dans leur diversité :

– coopératives de production : Scop-TI (ex-Fralib), Scop Alma…
– coopératives de consommation : dionycoop / AlterJT
– banque éthique : la Nef/ Pierre Emmanuel Valentin
– coopérative agricole : CUMA de Marcillac-Saint-Quentin / Pierre Tremouille
– Mutualité : des anciens présidents de la FNMF, André Borveau, Etienne Caniard
– Associations : La Cimade / Geneviève Jacques
ainsi que Ramène ta graine / Eric

Forum régional des associations, Lyon, Halle Tony Garnie
Photo © BM de Lyon/Numelyo

L’histoire de l’économie sociale est aussi l’histoire de son rapport à l’Etat et d’un secteur fluctuant selon l’évolution du poids de l’Etat, mais se situant dans un « ni ni », ni capitalisme, ni étatisme.

Les SCOP (sociétés coopératives ouvrières de production), les coopératives de consommation, les mutuelles et les associations à vocation sociale sont aussi caractérisées par un mode de gouvernance démocratique.
Les fondations (domaine le plus récent de l’économie sociale) ne sont d’ailleurs pas définies par cette « gouvernance démocratique », mais ce documentaire de 41 mn est axé sur la coopération, la mutualité et le secteur associatif.

L’apparition de l’économie sociale, au début de la révolution industrielle du 19ème siècle, se fait en réaction au capitalisme et à l’absence de toute politique sociale de l’Etat (aucune sécurité sociale, pas de législation du travail, etc.). A partir du moment où l’Etat commence à intervenir dans le domaine social, les mouvements de l’économie sociale composent avec l’Etat, et occupent une place complémentaire mais incontournable.

Les organisations religieuses, intellectuelles et politiques ont aussi un rôle sous-jacent dans cette histoire de l’économie sociale où se concurrençaient catholiques et francs-maçons. Les influences religieuses ou laïques, mais aussi politiques et syndicales, marquent encore de leur empreinte discrète les trois mouvements historiques de l’économie sociale et solidaire.

La retraite mutualiste. Buvard publicitaire.
Archives Michel Dreyfus

{{{ Crédits images, sources filmées et remerciements :}}}

-* http://gallica.bnf.fr
Bibliothèque Numérique de la BNF

-* Numelyo
http://numelyo.bm-lyon.fr/
Bibliothèque numérique de Lyon

-* Le CEDIAS-Musée social
Le CEDIAS dispose de très nombreux documents sur l’ESS. L’OCOB, cité dans ce film, est une des composantes historiques de l’actuel CEDIAS

-* archive.org
https://archive.org/
digital library

-* Thinkerview
La Nef – Banque éthique
extrait interview Pierre Emmanuel Valentin
https://thinkerview.com/

-* Scop Alma
www.alma.fr/
Editeur de logiciels pour l’industrie et la santé et Entreprise de Services Numériques
Le blog de cette Scop d’informatique qui trace sa route entre réussite économique et valeurs coopératives est à lire ici :
http://blog.alma.fr

La coopérative de consommation Bellevillise, – Paris 1903

-* Alterjt.tv
http://www.alterjt.tv/
Une épicerie oui, mais coopérative
http://dionycoop.org/

-* Scop-TI (ex-Fralib)
http://www.scop-ti.fr/
Les communistes s’engagent pour la réussite des Scop-Ti
https://youtu.be/8wb-y-PPLFE

-* La mutualité française
https://www.mutualite.fr
40e congrès (Nice)
Etienne Caniard, 20 octobre 2010

-* 12 ème Eco Festival de CERET
http://www.une-autre.info
Association Ramène ta graine
https://fr-fr.facebook.com/ramenetagr…

Le siège de la Cimade, 91, rue Oberkampf à Paris

-* La Cimade
Geneviève Jacques
Entendez-nous Monsieur le Président !
https://www.lacimade.org/

-* CUMA de Marcillac-Saint-Quentin (Dordogne)
Elevage / méthanisation
https://www.youtube.com/watch?v=-iPaY…

-* Trabouloscope / Inform’action
https://www.youtube.com/watch?v=H7efY…
Un supermarché solidaire
https://www.lasuperhalle.fr/

-* Enercoop sur la COP21
https://www.youtube.com/watch?v=7pgYN…
Enercoop Languedoc-Roussillon

-* URSCOP Midi-Pyrénées fête ses 80 ans
AKTIS video
https://youtu.be/N_Pp3jDpVkc

+ Remerciements à Paul Boulland pour la petite lecture (voix inter-séquence)

Histoire de l’Algérie 1965 – 1971

Durée : 42 mn

L’histoire du jeune Etat Algérien, dans la décennie qui a suivi la guerre d’indépendance, est marquée par le coup d’Etat de 1965 qui provoqua le renversement de Ben Bella, et son remplacement par Boumediene.
L’historienne Malika Rahal est questionnée, dans ce film du CHS, réalisé par Jeanne Menjoulet, sur l’impact de ce coup d’Etat dans une période, « les années 1968 », marquée par l’effervescence étudiante, la contestation, et les luttes de libération, dans le monde entier.
Si le renversement de Ben Bella ne donna pas lieu à une forte contestation en Algérie, cette opposition fut néanmoins importante dans le milieu étudiant algérien (sous l’influence de son syndicat l’UNEA), ainsi que dans les mouvances proches du parti communiste algérien et de la gauche du FLN.

Malika Rahal montre de quelle façon Boumediene, après avoir est exercé une répression impitoyable sur les contestataires (emprisonnements, torture), est parvenu à rallier la jeunesse étudiante algérienne à son régime, en plusieurs étapes. A l’occasion notamment de ses prises de position lors de la guerre des 6 jours en 1967, de la mise en place d’un service national de la jeunesse, ou de l’organisation du festival Panafricain de 1969.

Dans ce documentaire, des images d’archives et témoignages d’un ancien étudiant à Alger(Boussad Ouadi), d’une ancienne organisatrice du festival Panafricain (Elaine Klein Mokhtefi).et d’une ancienne militante des Black Panthers présente à Alger en 1969 (Kathleen-Neal-Cleaver).illustrent les paradoxes de cette contestation étudiante qui s’inscrit à la fois dans les mouvements de contestation des années 1968 et dans les années post-indépendance, marquées par le sentiment national et les mouvements de libération et d’affirmation des pays « non alignés », ayant récemment gagné leur indépendance. Comme le conclut l’historienne, « d’une certaine façon, 68, c’est l’enfant de 62 ».

Cette connexion entre les indépendances africaines et les années 1968 ainsi que l’émergence des femmes ou le rôle des circulations sont par ailleurs soulignés par Pierre Guidi, Françoise Blum et Ophélie Rillon, qui ont codirigé l’ouvrage « Etudiants Africains en mouvements, contribution à une histoire des années 1968 » (dont le chapitre consacré à l’Algérie a été écrit par Malika Rahal). Quelques thématiques du livre collectif – qui étudie les années 1968 dans la diversité des pays africains – sont présentées en fin de documentaire.

Images et documents d’archives :

– Boussad Ouadi, Elaine Klein Mokhtefi et Kathleen-Neal-Cleaver (projet Panafest / Malika Rahal).

Boussad Ouadi

– Lionel Corréia (photographies)

Algérie 1960, une rue photographiée par Lionel Corréia


Le livre « Etudiants Africains en mouvements, contribution à une histoire des années 1968 » est paru aux Editions de la Sorbonne en 2017.

Nogent, des guinguettes au Grand Paris

Durée : 53 mn

Le Nogent des bords de Marne, le Nogent des guinguettes et des loisirs populaires, n’est pas seulement une banlieue parisienne prisée pour ses sports nautiques et pour son image rétro incarnée par des images de Marcel Carné, des répliques de cinéma, les voix de Jean Gabin (la belle équipe) ou de Simone Signoret (Casque d’or) sur fond de chansons populaires …. »Ah, le petit vin blanc ! ».
Production CHS – Centre d’Histoire Sociale
Réalisation : Jeanne Menjoulet

Sports nautiques un 15 août 1909 à Nogent-sur-Marne

L’histoire de cette commune de banlieue résidentielle montre une ville dont les contours sociologiques et géographiques ont évolué depuis la création de la commune en 1789, comme le raconte Vincent Villette, Directeur des Affaires culturelles, des Archives et du Musée de Nogent-sur-Marne.

Emmanuel Bellanger, chercheur CNRS et historien au CHS (Centre d’Histoire Sociale), auteur avec Julia Moro de l’ouvrage « Nogent, ville modèle » (Editions Dominique Carré / La Découverte 2017) est interviewé dans ce film sur l’histoire de cette ville marquée par un divorce originel, en 1887 avec le Perreux-sur-Marne.

Nogent-sur-Marne

L’autre Nogent est ainsi dévoilé dans ce film, différent de celui des loisirs populaires parisiens, un Nogent à l’entre-soi bourgeois, soucieux de la valorisation de sa rente foncière, mais aussi, en son centre-ville, un Nogent qui fut longtemps un Nogent populaire et une terre d’immigration Italienne, le Nogent de François Cavanna et de beaucoup d’autres, que l’on entend au travers de voix des ces habitants d’origine italienne de Nogent (archives sonores de l’historienne Marie-Claude Blanc-Chaléard).

François Cavanna à Nogent en 1995- inauguration d’une plaque sur la maison Cavanna

Cette histoire est aussi celle de figures du grand-Paris, les maires successifs de Nogent, qui ont joué tout au long du XXe siècle un rôle important. Ce fut, dès la Belle-Epoque, l’engagement dans le Conseil Général de la Seine et la ligue de défense des intérêts de l’est (menée par le maire Emile Brisson) face à la richesse et au développement de l’ouest parisien, grâce notamment à la valorisation des expositions coloniales qui se tenaient au bois de Vincennes.

9 juin 1920, jardin colonial de Nogent-sur-Marne, M. Sarraut inaugure le monument aux coloniaux en présence du maréchal Joffre, du général Berdoulat et de M. Autrand


La peinture d’un milieu politique pragmatique capable de coopérer sans le montrer, de façon transpartisane quand il s’agit des défendre l’est parisien, est l’occasion pour Emmanuel Bellanger de brosser le portrait d’autres figures du Grand Paris, comme Albert Thomas dans l’entre-deux guerre, Paul Delouvrier et le maire de Nogent Roland Nungesser à partir des années 1950-1960.

inauguration du RER en 1977 à Nogent par le président Valery Giscard d’Estaing


Roland Nungesser prolongera la politique intercommunale de ses prédécesseurs alliant volonté de renforcer la centralité de Nogent tout en renforçant les solidarités métropolitaines dans le cadre de la région Ile-de-France (Roland Nungesser sera président du Conseil Régional de 1970 à 1976). Il fera de sa cité une sous-préfecture et grâce à son réseau d’inter-connaissances et à ses responsabilités ministérielles et intercommunales, il pourra faire financer par d’autres ses grands projets municipaux permettant à Nogent-sur-Marne de bénéficier d’un réseau d’équipements exceptionnel tout en affichant, vis à vis de son électorat conservateur et aisé, une fiscalité locale faible.

Promotion immobilière, Nogent-sur-Marne / Bois de Vincennes

Sources images d’archives :
– Archives municipales de Nogent-sur-Marne
– Musée de Nogent-sur-Marne
– Archives départementales du Val-de-Marne

Sources films d’archives : Mediathèque SARDO SNCF
http://openarchives.sncf.com/ – Gares de banlieue, Paris Bastille, film de 1930 – La renaissance du rail, un film de 1949, 59 min, réal. André Périé – De A à Z, une film de 1963, 24 min, réal. André Périé – La Bastille, un film de 1970, 10 min. Réal. André Périé

Source archives sonores (immigrés italiens à Nogent) : Archives sonores de l’historienne MC Blanc-Chaléard, auteur avec Pierre Milza du livre « Le Nogent des Italiens »



Le livre d’Emmanuel Bellanger et Julia Moro « Nogent-sur-Marne cité modèles » est paru aux Editions La découverte en 2017 .

Des vies en rouge

Durée : 1h05

Grâce à une rigoureuse politique de contrôle de sa composition sociale, le Parti Communiste est parvenu pendant des décennies à rester un Parti majoritairement composé d’ouvriers, y compris à sa tête.
Sur fond de très nombreux films d’archives (extraits du catalogue de Ciné-archives), ce documentaire interroge l’historien Paul Boulland. Comment cette composition sociale a-t-elle pu être maintenue au fil des ans ? (notamment par la pratique des « questionnaires biographiques » que remplissaient tous les militants dès qu’ils prenaient des responsabilités), et quels en ont été les travers ? La place des femmes faisait partie de cette politique de contrôle de la composition interne du Parti… Là encore quel en fut le résultat, quels en furent les obstacles ?

Film produit par le CHS (Unité mixte de recherche CNRS/Université Paris 1) . Réalisation : Jeanne Menjoulet

André Karman, futur maire communiste d’Aubervilliers, de 1957 à 1984

Alors que les employés et les ouvriers représentent aujourd’hui la moitié de la population active, et que seul 3 % des députés proviennent de leurs rangs, la question de la composition sociale des partis politiques est une question qui ne se limite pas à l’histoire du Parti Communiste.

Paul Boulland est l’auteur du livre « Des vies en rouge » paru aux Editions de l’Atelier en septembre 2016.

Crédits images et remerciements :

Ciné-archives gère le fond audiovisuel du Parti communiste français. Son catalogue, exceptionnel, riche de centaines de films, regroupe de grands classiques de l’histoire du cinéma (tel « la vie est à nous », de Jean Renoir, 1936) ainsi que des films d’archives, documentaires et fictions recouvrant tout le XXe siècle.

Marcel Trillat et Maurice Failevic, réalisateurs de L’Atlantide, une histoire du communisme Film diffusé sur France 2 le 31 mars 2011, DVD disponible chez Rouge Production
Claude Dityvon. Le photographe est décédé en 2008, merci à Chris Dityvon pour l’autorisation de diffusion de ses photographies dans le film « Des vies en rouge ». Certaines de ces images (de militants communistes) étaient inédites.

Mireille Bertrand, membre du comité central et du bureau politique du PCF

Liste des films tirés du catalogue de Ciné-archives apparaissant dans le film du CHS « des vies en rouge » :
– Fils du peuple, 1937
– Les métallos, 1938, réalisation Jacques Lemare
– Magazine populaire n°1, 1938
– Les lendemains qui chantent, 1945, réalisation Louis Daquin
– Le PCF en 1945, réalisé en 1946
– Nous continuons la France, 1946, réalisation Louis Daquin
– A la conquête du bonheur, 1947, réalisation Marc Maurette
– Au service de la France et de la République, 11ème congrès du Parti communiste français, 1947, réalisation Louis Daquin
– Le chemin de la liberté, 1er mai 1948, réalisation Maurice Théry
– Manifestation du 1er mai, réalisé en 1948
– Journées de printemps 1948, réalisation Jean Venard, 1948
– 12ème congrès du Parti Communiste Français, 1950, réalisation Marc Maurette
– Grèves de cheminots, réalisé en 1950-1953
– Manifestation pour les Rosenberg, réalisé en 1953
– Hommage à Staline, réalisé en 1953
– Notre cellule, réalisé en 1954 par Raymond Bossot
– Images du 13ème congrès du Parti Communiste Français, 1954
– Meudon et Paris, 5 ans de lutte du PCF contre la guerre d’Algérie, réalisation Roger Vuillemenot, 1957
– Images du 15ème congrès du Parti Communiste Français, 1959
– Images du 16ème congrès du Parti Communiste Français, 1961, réalisation Raymond Lavigne
– Un pas de plus et j’adhère au Parti Communiste, 1963, réalisation Gérard Guillaume
– Activités militantes dans le Limousin, 1964
– Pif, le chien, réalisation Jean Herman, 1964
– Baptême de la ville de Thorez – TOPE3, 1965
– Bonjour Camarade, réalisation de Paul Carpita, 1965
– Manifestation du 17 mai 1967, réalisation Jacques Phélut, 1967
– Etre jeune en 1968 à Roubaix, réalisation Pierre Charret, 1968
– Dassault, notre force, réalisation Collectif Dynadia, 1968
– Changer de cap, réalisation Philippe Laik 1972
– Le droit d’apprendre le temps d’enseigner, 1972, Réalisation Jacques Krier, Paul Seban
– Le défi démocratique, entretien avec Georges Marchais et Mireille Bertrand, 1973, Réalisation Marcel Trillat
– Bagnolet, carrefour de l’est parisien, 1973, Réalisation Miroslav Sebestik
– Nous sommes communistes, XXIème congrès du Parti Communiste Français à Vitry, 1974, Réalisation Noël Burch
– L’adhésion, 1975, réalisation Bernard Paul, avec Daniel Auteuil
– XXIIème congrès du Parti Communiste Français, 1976, Réalisation Jean-Patrick Lebel
– Après les législatives, 1978, Réalisation Jean-Claude Courdy
– Contre la soumission des politiques du gouvernement aux intérêts des multinationales, réalisé en 1978

Le livre de Paul Boulland « Des vies en rouge : Militants, cadres et dirigeants du PCF (1944-1981) » est paru aux Editions de l’Atelier en 2016 .

En finir avec les bidonvilles

Durée : 54 mn

Ce documentaire raconte l’histoire des bidonvilles et de leur résorption dans les années 1960-1970.
Production : CHS – Réalisation : Jeanne Menjoulet

Marie-Claude Blanc-Chaléard

L’historienne Marie-Claude Blanc-Chaléard est interviewée tout au long du film, on retrouve aussi dans ce film des extraits du film de Marcel Trillat et Frédéric Variot, « étranges étrangers » (1970) où ont été filmés et interviewés des habitants des bidonvilles et des foyers-taudis, ainsi que des acteurs sur le terrain ou responsables politiques (notamment André Karman, maire PCF d’Aubervilliers).

Le réalisateur du film « Etranges étrangers », Marcel Trillat


La militante et intellectuelle Monique Hervo, présente dans le bidonville de la Folie à Nanterre de 1959 à 1972, raconte aussi, en quelques mots dans ce film du CHS, ses souvenirs, notamment ceux de la manifestation du 17 octobre 1961 où elle partit à la manifestation, au départ du bidonville de la Folie. Monique Hervo participa dix ans plus tard à la fondation du Gisti (groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés) au sein duquel elle militera jusqu’en 1977 parallèlement à son travail de permanente à la Cimade. Monique Hervo décrit aussi brièvement dans le film du CHS les « cités de transit ».

Monique Hervo
Monique Hervo en 2016, à St Hilaire-sous-Romilly (Aube) – Photo de Jeanne Menjoulet licence CC-BY


De nombreux extraits de films et des photographies appartenant aux archives de ATD Quart monde sont montrées dans ce film du CHS.

Cité de Transit La Courneuve 1960 – photo © ATD Quart Monde


Des photographies de Jean Pottier, Claude Dityvon, Walter Weiss, Marcelle Vallet, du courant photographique humaniste apparaissent aussi dans ce film (outre les clichés de Monique Hervo).

Photo de Claude Dityvon – LA COURNEUVE-BIDONVILLE-1967


Remerciements aussi à la BDIC, aux archives départementales de Seine-Saint-Denis, aux archives de la ville de Champigny et aux archives de la ville de Villetaneuses pour l’accès à leurs archives photographiques et de presse.

Le livre de Marie-Claude Blanc-Chaléard « en finir avec les bidonvilles » est paru aux Publications de la Sorbonne en 2016 .