Pratiques sociales de la danse durant la Seconde Guerre mondiale

Appel à communications pour la journée d’études sur  » Pratiques sociales de la danse durant la Seconde Guerre mondiale » qui auront lieu au Campus Condorcet Aubervilliers. Première journée – Jeudi 11 juin 2020

Journées d’études pluridisciplinaires organisées dans le cadre du groupe de recherche « bals clandestins » du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains.

Ces journées d’études, dont la première se tiendra le jeudi 11 juin 2020, sont organisées dans le cadre d’un groupe de recherches dédié à l’histoire des bals clandestins en France, créé en 2017 au sein du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (UMR 8058, CNRS/Université Paris 1). Elles ont pour objet de susciter de nouvelles études sur l’histoire des pratiques sociales de la danse durant la Seconde Guerre mondiale dans les territoires impliqués dans le conflit (zones occupées ; espaces coloniaux, etc.). Sont concernées les danses pratiquées dans un contexte de bals, de cours de danses de salon ou de manifestations festives, par opposition aux danses représentées dans le cadre de spectacles séparant strictement les spectateurs des “performers”.

Les communications attendues porteront sur des travaux élaborés à partir de sources écrites, audiovisuelles, muséales ou orales inédites. La contextualisation des données devra être clairement exprimée en spécifiant le plus de variables possible : caractéristiques géographiques de la région concernée, dominante religieuse, taille et type de population des agglomérations où se déroulent les assemblées de danse, cadres, fréquence, formations musicales mobilisées, informations sur les participant.es (origine socio-professionnelle, âge, sexe), proportion féminine/masculine, présence de parents des plus jeunes. En ce qui concerne les bals clandestins proprement dits, la présence et le dynamisme de la Résistance, à l’échelle du département, voire de la région, pourront être évoqués, en les replaçant dans une chronologie historique.

Axes thématiques

Plusieurs orientations pourront être privilégiées :

  • Normes et interdictions : contenu et sens des textes normatifs (législation, réglementations) ; pratiques de prohibition et de répression ;
  • Lieux de danse : villes, campagnes, espaces “sauvages” (forêt), maquis ; quartiers ; intérieurs/extérieurs ; espaces publics/espaces privés ; types d’établissements ;
  • Jeu des acteurs et actrices individuel.les ou collectifs impliqué.es dans les pratiques sociales de la danse (organisateur.rices, musicien.nes, danseurs/danseuses, chanteurs/chanteuses, agents de répression, ecclésiastiques). Les analyses en termes de classes d’âge et de genre seront appréciées ;
  • Répertoires : entre revivalisme, modernité et exotisme ; entre relance des danses traditionnelles et promotion de danses nouvelles ;
  • Culture matérielle et étude du sensible  : instruments de musique, technologies sonores (musique enregistrée ou amplifiée), vêtements ; expérience sensible, jeu des corps ;
  • Continuités et discontinuités temporelles ; comparaison avec d’autres périodes de conflits ou de répression ;
  • Représentations ; mémoires et héritages ; transmissions et résurgences.

Conditions de soumission

Les chercheurs et les chercheuses sont invité.es à soumettre des propositions de communications inédites d’environ 20 minutes. Les candidatures seront accompagnées d’un texte de 2500 signes, et d’une courte présentation biographique et bibliographique de l’auteur.e.

Les propositions sont à adresser au comité d’organisation à l’adresse suivante avant le 20 décembre 2019 : danses3945@gmail.com

Nous prions les chercheurs et chercheuses répondant à cet appel de noter que nous ne serons pas en mesure de prendre en charge les frais de mission (transports, hébergements, repas).

Partenaires

  • Centre d’étude des arts contemporains (Université de Lille)
  • CHS (CNRS/Paris 1)
  • InVisu (CNRS/INHA)

Coordination scientifique

  • Serge Bertin
  • Josseline Bertin
  • Bernard Carré
  • Jean-Paul Le Maguet
  • Nicolas Charles
  • François Gasnault
  • Marie Glon
  • Pascale Goetschel
  • Sophie Jacotot
  • Edith Marois
  • Pascal Ory
  • Alain Quillévéré
  • Anne Verdet

Comité d’organisation

  • Marie Glon (Université de Lille/CEAC)
  • Pascale Goetschel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CHS)
  • Alain Quillévéré (chercheur associé au CHS)

Logistique : Eric Skalecki

Lieu : Centre de colloques. Campus Condorcet-Aubervilliers.

URLS de référence

CHS – Centre d’histoire sociale des mondes contemporains

CEAC – Centre d’étude des arts contemporains

Références bibliographiques

François Gasnault, « Miss Pledge ou les danses populaires à la rescousse de l’éducation nouvelle (1926-1949) : les réseaux d’une Anglaise de Paris », dans Carole Christen et Laurent Besse, Histoire de l’éducation populaire, 1815-1945. Perspectives françaises et internationales, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion 2017, 397-408.

Marie Glon et Juan Ignacio Vallejos (dir.), « Danse et morale, une approche généalogique », European Drama and Performance Studies, 2017-1, n° 8.

Pascale Goetschel, « Fêtes de la Libération : images et sons médiatiques », dans Christian Delporte et Denis Maréchal (dir.), Les Médias et la Libération en Europe 1945-2005, Paris, L’Harmattan, coll. « Ina », 2006, p. 203-221.

Sophie Jacotot, Danser à Paris dans l’entre-deux-guerres : lieux, pratiques et imaginaires des danses de société des Amériques, 1919-1939, Paris, Nouveau monde éditions, 2013.

Alain Quillévéré, Bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale, Morlaix, Skol Vreizh,  2014.

Anne Verdet, Le violon des autres, L’Harmattan, 2010, chapitre 3, « Danser quand même ».

Anne Verdet, La logique du non-consentement, Presses Universitaires de Rennes, 2014, chapitre 10, « Les bals clandestins ».

Voir l’appel en anglais