La guerre sous terre (histoire 1ère guerre mondiale)

Durée : 33 mn

Une « guerre souterraine » est ré-apparue dans l’actualité récente au cours des guerres en Irak ou en Syrie où s’est développé de façon spectaculaire l’emploi de tunnels et autres souterrains.
Mais la guerre sous terre connut son paroxysme il y a un siècle, au cours de la Première guerre mondiale, où elle prit la forme d’une « guerre des mines » abordée dans ce documentaire produit par le CHS et réalisé par Jeanne Menjoulet.

Ce film a été réalisé à l’occasion de la parution de l’ouvrage « Cote à côte : Berry-au-Bac dans la Première Guerre mondiale – Perspectives Franco-allemandes sur les fronts de l’Aisne », livre co-écrit par de jeunes historiens Allemands et Français.

Camille Laurent et Stephan Schubert, co-auteurs de plusieurs chapitres de ce livre, présentent dans ce documentaire la guerre des mines. Ils s’appuient pour cela sur les recherches qu’ils ont menées sur Berry-au-Bac et la cote 108 (dans l’Aisne), lieux parmi les plus emblématiques de la guerre des mines en France. A partir de cet exemple particulier, toute une guerre oubliée se découvre, une guerre sous terre qui se déroula également dans d’autres hauts-lieux de la Première Guerre mondiale, à commencer par Verdun ou la Somme.

De nombreuses séquences du documentaire mettent par ailleurs en scène cette guerre telle qu’elle est décrite dans les archives militaires et récits produits à la fin de la guerre par les régiments, ainsi qu’à travers le livre de Roland Dorgelès « les croix de bois », de façon à montrer comment elle fut vécue, subjectivement, par les soldats.

L’entretien avec Camille Laurent et Stephan Schubert a été réalisé et filmé par J. Menjoulet dans les locaux du CNRS, rue Pouchet à Paris. Les propos (en allemand) de Stephan Schubert ont été traduits par Jeanne Menjoulet.
Le montage est de Jeanne Menjoulet.

Stephan Schubert
Le jeune historien allemand, Stephan Schubert et l’image d’un jeune soldat, sapeur-mineur français

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Crédits et remerciements pour ce film :

– Lectures :
Thomas Guiffard-Colombeau (CNRS, Paris)
David Menjoulet (Allemagne, lectures + relecture trad./voix sur traduction)

– Musique :
La Rouquiquinante interprète « Si je mourais là-bas ».
http://www.larouquiquinante.fr/
« Si je mourais là-bas », poème de Guillaume Apollinaire, mis en musique par Jean Ferrat en 1967. C’est à proximité de Berry-au-Bac, à la Ville au Bois (les lieux sont évoqués dans ce documentaire), que Guillaume Apollinaire fut touché par un éclat d’obus.

Photos pour ce documentaire :
– principalement BNF/Gallica/Section photographique de l’armée
– Mais aussi des sources nationales ou locales, françaises ou allemandes, proposant notamment des images ou des documents d’archives de la guerre des mines, et de ses acteurs (sapeurs et Pioniere, et soldats des tranchées), ou bien des images du secteur propre à Berry-au-Bac :
– Bundesarchiv Bild, Bibliothèque Municipale de Lyon, archives départementales de l’Aisne, archives du district de Mark en Allemagne (Das Kreisarchiv des Märkischen Kreises, remerciements à Ulrich Biroth), collections particulières (August Betten, Brett Butterworth), Bibliothèque Municipale de Marseille, Mémoire des Hommes (http://www.memoiredeshommes.sga.defen… – Journaux des marches et opérations), BDIC (photo du SHD), ou sources rattachées à un territoire, comme le Finistère (Patrick Milan https://milanpatrick8.wixsite.com/fin…).

Une majorité des photographies apparaissant dans ce documentaire appartiennent au Domaine Public (DP). Elles proviennent pour une grande part de la BNF, et sont accessibles grâce à Gallica. Il peut être noté qu’une même photographie peut être accessible sur plusieurs supports (notamment les photos diffusées à profusion par les services de l’armée aux journaux et/ou parfois édités sous forme de cartes postales).
Il faut souligner qu’à partir du moment où une image appartient au Domaine Public, son droit de diffusion ne peut être commercialisé. Certains particuliers, surtout, mais aussi des organismes privés ou publics ont une fâcheuse tendance à vendre des photographies tombées dans le domaine public comme s’ils en étaient les propriétaires (et freiner ainsi la diffusion de ces images), alors qu’ils ne sont propriétaires que de tirages papiers de collections.